mardi 22 avril 2014

Vacances, j’oublie tout.



J’étais partie un peu morose, douleurs au ventre et toux intense pour le koala.

Mais je ne voulais pas nous gâcher les vacances avec mes angoisses inutiles et stériles. Alors, je me suis mise en mode optimiste, lunettes roses et Bisounours. Parfois la méthode Coué est efficace....

J’ai découvert une région formidable : la Loire. Le soleil était au RDV, mon fils s’est intéressé à tout, il était heureux « comme Dieu en France » - cette expression a pris tout sens pendant ce séjour.  Si vous cherchez un chouette lieu de vacances en famille, n’hésitez pas !

Et voilà ce qui nous a enthousiasmé :

Le zoo de Beauval : magnifique. Nous étions hors vacances scolaires (françaises) et du coup, nous avions le zoo pour nous ! Coup de cœur évident pour les koalas…

Le Château de Cheverny et la petite exposition Tintin : grosse impression sur Antoine (avec le chenil)- l’expo est mille fois plus adaptée aux enfant que le musée Hergé à Louvain-la-Neuve (à réserver aux ultras fanatiques). J’ai adoré.

Le Château de Chambord : ressemble à un vrai château de chevaliers ! J’ai beaucoup aimé le logis de François 1er  et les toits. J’y reviendrai pour explorer le domaine et me promener en calèche (pas encore ouvert pour la saison)

Le Clos de Lucé où Leonard de Vinci a vécu ses trois derniéres années. Formidable parc où sont reconstitués grandeur nature les inventions de Leonardo. Petit café très sympathique dans la cour avec vue sur le Château d’Amboise

J’ai comme un goût de reviens-y. Je suis à la recherche d’une maison d’hôte accueillante et charmante si vous connaissez un petit nid douillet dans le coin....

On a fini par quelques jours supplémentaires à Paris, entre mes copines et les copains du koala, le Parc Monceau, le jardin d’Acclimatation, un atelier « kids » au Musée Marmottan et une visite pour maman « Les Impressionnistes en privé" 

Je reviens avec une super patate ! Merci les cloches !

(billet non sponsorisé, je tiens à le dire)



mardi 8 avril 2014

Blog en vacances



Je reviens dans 10 jours.....
Je répondrai à vos gentils commentaires bientôt. Surtout n'arrêtez pas !
En attendant, je vais pratiquer le "ici et maintenant" enfin je vais m'entrainer .....

Bonnes vacances et Joyeuses Pâques à vous !
(Vous prenez des vacances, vous partez, vous restez ?)

mercredi 2 avril 2014

Se réveiller du bon pied



Longtemps, je me suis réveillée avec un rideau de fer. J’ouvrais un œil et les épreuves de la journée me tombaient dessus. L’angoisse dès 6.30. La perspective des réunions, des clients à appeler, des projets à faire avancer. J’étais dépassée, assommée avant d’avoir mis un pied par terre.
Mon antidote enfiler mes baskets et partir courir à l’aube.
Je rentrais triomphante, soulagée. Prête à attaquer la journée. Angoisses K.O

Puis, mon koala a débarqué et j’ai mis mes baskets au placard :  plus le temps et plus de périnée.
J’ai rentré la tête dans mes épaules, fait le gros dos, encaissé et puis j’ai craqué. Les peurs du matin se sont transformées en angoisses scotch double face.

Depuis quelques mois, je ne bosse plus. Je prends mon temps : pour moi, mes projets, mon fiston…
Et pourtant mes réveils sont encore souvent gris ?????
Je mène la vie que je veux, je fais ce que je veux et pourtant….
Mon cerveau a t-il trop pris l’habitude de m’envoyer des pensées négatives au réveil ? Ais-je un faux-plis tenace dans ma programmation ?

Comment le reprogrammer ?
Lire quelques pages d’un livre favori, me promener parmi mes images préférées sur Pinterest, écrire, me mettre enfin à la méditation (difficile avec le Koala branché sur Diego/Chungington/Sam le Pompier ou alors me réveiller plus tôt au risque de me rendormir illico…..)

Et vous ? Matin rose ou matin gris ? Un petit truc pour vous lever du bon pied ?

mardi 25 mars 2014

Ma Trithérapie




Mes pilules du bonheur viennent d’Italie.

Elles me font voir la vie en doux, elles mettent de la poésie et du merveilleux,  là où on ne verrait que des inadaptés, des timides, des gauches, des ratés.

Il y a Milena Agus  qui masque les douleurs et les manques brulants sous un masque d’innocence, de folie douce, de  sensualité  sauvage. Ces personnages sont des femmes fêlées au propre comme au figuré, des femmes rendues plus belles par leurs douleurs enfouies

Il y a Anna Gavalda (qui doit bien avoir des racines italiennes) . La magicienne des petits trésors du quotidien, la poétesse des beautés oubliées, invisibles sauf pour ceux qui ont encore un cœur. Ces personnages bancals en quête d’un rayon de soleil, d’une vie digne de ce nom, d’un peu d’humanité me touchent à chaque fois au plus profond.

Il y a Simonetta Greggio pour ces petites phrases affutées et tranchantes, elles glissent comme le vent sarde. La souffrance semble légère, anodine, lumineuse, et au détour d'une phrase elle nous prend à la gorge, nous entaille le coeur.

Mes meilleurs anti-dépresseurs. Je les mélanges parfois avec un petit rappel de Sapienza « L’art de la joie » effet secondaire euphorisant garanti ….


Extraits…..

« Elle a de la chance, elle appartient à cette catégorie d’êtres humains qui trouvent des causes et des solutions à tout…. D’une certaine façon, je l’envie. J’aimerais être aussi tenu. J’aimerais que tout soit aussi simple dans ma tête, aussi facile… Ne jamais douter. Trouver toujours des suspects, des fautifs, des coupables. Foncer dans le tas, trancher dans le vif, sommer, juger, sabrer, sacrifier et avoir la certitude que mes vapeurs de chochotte existentialiste se dissiperont au début du printemps pour disparaître complètement avec 200€ de plus sur ma feuille de paye… Hélas, je n’y crois pas un seul instant. » A.G

« On aurait dit un môme grandit trop vite dans une maturité qui marche à grands pas vers la fatigue de ceux qui ont rogné leurs rêves » S.G

mardi 18 mars 2014

Comme une évidence...




Il y a des rares moments dans la vie où l’on se sent parfaitement à sa place.
Ancrée – enracinée.
Aujourd’hui, je n’ai pas de plus grand plaisir que d’aller déposer et chercher mon fils à l’école. Je crois que rien ne pourrait m’apporter un tel sentiment de plénitude : marcher dans la petite rue, passer la porte bleue et rentrer dans la cours de l’école. Une petite école de village, un peu déglinguée, un peu veillotte, une cours dans laquelle le temps semble s’être arrêté, dans laquelle la mondialisation, l’hyper compétitivité, le rendement ne semblent pas avoir prise. Il y a là un sentiment d’autrefois.

Quand le soleil est de sortie, j’attends l’ouverture de la porte, adossée contre une façade blanche. Je tourne mon visage vers les doux rayons, je ferme les yeux, je ronronne. J’ai l’impression d’être chez moi, totalement….

Je pense à mon arrière grand-père qui louait  à quelques mètres de là des chevaux et des charrettes pour monter la pente du Vivier d’Oie….
Je pense à la vie de ma grand-mère passée sur cette parcelle de terre entre le Vert Chasseur et la Petite Espinette, et qui aimait sa bâtisse du Fort Jaco plus qu’elle même.
Je pense à mon père qui a, lui aussi, poussé et vieilli ici.
Je pense à ce qu’il a essayé de m’inculquer : être indépendante, libre du jugement et du regard des autres, valoriser ce qu’on peut mettre dans une tête plutôt que dans un portefeuille, ….

La porte de la classe s’ouvre, mon fils se précipite dans mes bras. Je suis heureuse. Déterminée à lui donner des racines dans lesquelles il puisera sa force, son indépendance, sa liberté.

Ca vous arrive de ressentir ça ?

mardi 11 mars 2014

Le coin des enfants




Mickey a cassé mon rêve…

J’avais un petit rêve, un peu idiot que je trainais depuis mon enfance : aller dormir dans l’hôtel de Mickey.
Je savais qu’il faudrait casser ma tirelire mais après tout j’allais dormir tout près de lui, déjeuner avec lui, le croiser dans les couloirs et passer un week-end au pays de l’enfance. Je me suis dit « priceless ».

Je ne savais pas que Mickey était devenu un trader, bien décidé à exploiter nos rêves de gosses.

J’ai donc déboursé une somme assez considérable pour une énorme déception.

Maintenant les petits déjeuners avec les personnages sont réservés à ceux qui déboursent une vraie fortune pour une suite ou prennent la formule Castle Club = à rebaptiser le Bling Bling Club, accessible à nos amis les millionnaires.
Sinon on vous imposera le petit déjeuner à 8.00 du matin en dehors de l’hôtel pour pouvoir embrasser vos personnages préférés. Et après vous ferez la file pour repasser le contrôle de sécurité …. Avantage de payer votre chambre le prix d’un palace = ZERO

Mais c’est pas grave car les pauvres (qui ne peuvent se payer qu’une chambre standard ) rencontreront Mickey et ses amis le soir au dîner.
Je me précipite donc à 10.00, je refais la file pour parler au concierge qui doit tenir son extrême amabilité d’un stage avec Cruella. Mais il faudra attendre jusque 21.45 avec votre gamin épuisé car il n’y a plus de place avant….
« Mais oui Madame il aurait fallu réserver par la plateforme Disney et pas par un intermédiaire, on vous l’aurait dit….. » J’ai tout à coup l’impression d’être une sorte de passager clandestin, délinquant et  décérébré … De mieux en mieux.

La super bonne nouvelle, c’est qu’il y a un room service avec un menu enfant à 35€ pour  une bouteille d’eau, deux petits Gervais, un morceau de poulet aussi tendre qu’une sandale en plastique, 4 légumes cuits à l’eau et 3 misérables croquettes en forme de tête de Mickey…

Et si le lendemain matin, votre gamin ne se réveille pas à l’heure pour être à 8.00 précise au petit déjeuner dans le village et bien vous referez à peu près 40 minutes de file pour pouvoir déjeuner dans votre hotel de luxe aussi bien organisé qu’un aéroport après un attentat la veille du 15 août …. Mais votre gamin verra passer Mickey, Donald, et Dingo à toute allure car ils doivent filer au Castle Club où les millionaires les attendent; pas le temps pour les gueux. 

Sinon on fera la file dans le parc comme ceux qui ont eu la grande intelligence de ne pas débourser le prix de 2 foulards Hermès  pour dormir dans un endroit aussi accueillant qu’une caserne de province…..

Alors bien sûr, le castor a réclamé et la manager nous a offert notre room service mais mon rêve à moi, il est cassé…. Maintenant je sais que Mickey et Picsou sont associés. Envie de pleurer.
Voilà c’est dit.

Finalement, les plus grands plaisirs de mes vacances étaient aussi priceless et presque gratuits.

Voir mon fils foncer sur sa trottinette, retrouver les jeux et les gaufres du parc Monceau, jouer avec les copains de Paris, rencontrer timidement les délicieuses filles du Chat, tenter l’expo Nuit au Museum d’Histoire Naturelle (que je conseillerais plutôt aux 6-7 ans), rendre hommage à Papie Charles au Musée de l’armée et le soir venu commander au petit Libanais et se plonger à deux dans "House of Cards" … Délices.