Passer des longues journées sans rien planifier.
Ouvrir les rideaux le matin et être éblouie par la majesté des arbres, 
cet océan de vert, de la chlorophylle 
pour mes yeux trop habitués aux lumière artificielles.
Souffler sur les pissenlits. Enfoncer ses mains dans le gazon. 
Observer les coccinelles gendarmes. 
Regarder les enfants jouer avec leurs petits velos dans une 
cours de récréation sans murs….
Manger ce qui me plait – prendre l’apéro – regarder la pluie 
qui tombe, la pluie nourrir les fleurs, 
le coriandre, la roquette….
Aller renifler les tulipes et le lilas…

Lire :
Manifeste vagabond de Blanche de Richemont: 
Un beau livre sur le deuil, douloureux, lumineux
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire :
 plus éfficace que les anxiolytiques
Se réaliser de Michel Lacroix : 
le livre le plus intelligent que j’ai lu sur le sujet
Satin Grenadine de Marie Desplechin : 
retrouver la petite voix de l’enfance

Rentrer à Paris – retrouver mon bureau, ma petite lampe, mes douleurs…..
Ne pas reprendre ce rythme, me caler sur celui de mon fils, 
ne pas se prendre la tête, faire comme on a envie …. 
Ne pas avoir peur, de rien
Essayer

Commencer à dénouer les nœuds dans mon corps

Commencer à dénouer les nœuds dans ma tête

Avec douceur, avec bienveillance ……