jeudi 26 mars 2015

Un petit moment à soi



Vous feriez bien une petite pause ?
Un peu marre de la grisaille, du glagla, de la morosité...
Ecoutez les bons conseils de Tata Miss Zen.

Prenez votre après-midi, voire votre journée : allez hop les gosses à l’école, la bonne grosse excuse pour DuBoss, coupez votre portable, sortez votre kit glandouille (grosses chaussettes, pull doudou, oreiller moelleux, thé/chocolat/Chacha/gauffre au chocolat, ....).


Et plongez-vous dans “Demain est un autre jour” : soufflez, respirez, souriez.
Pas de prix littéraire en vue, pas de grande littérature, de style grandiloquent: juste une histoire pétillante et rafraichissante dans laquelle il fait bon se plonger, oublier "tout le reste", se laver la tête et croire pendant quelques heures aux miracles, aux bonnes étoiles et nos rêves les plus fous.

Une très jolie fable sur notre époque, ses tristes valeurs et nos vrais envies ensevelies sous des couches de diktats.

Bonus c'est un livre de poche ! 

Si vous avez des conseils de livres qui font du bien, écrivez-moi.  Merci.




dimanche 15 mars 2015

En vrac




J’ai (un peu) abandonné mon blog et les vôtres.  J’avais quelques petits projets sur le feu….

D’abord, j’ai enclenché la vitesse supérieure pour me trouver un job. Il faut dire que les remous au boulot du castor me motivent….  J’ai envoyé quatre CVs et décroché 3 interviews !
La première avec un type arrogant, désagréable et agressif. Je lui ai dit que le job ne m’interessait pas :  pas envie de bosser pour des gens qui engagent des cons pareils….
La deuxième  dans une grosse machine anglo-saxonne avec une jeune cocotte tout juste sortie de l’école mais pleine de certitudes et de morve. Je sentais bien qu’elle n’écoutait que d’une oreille et ne comprennait pas grand chose. Elle est là pour faire du chiffre, fourguer au plus vite n’importe qui dans le job et passer au suivant. Symbole triomphant du court-termisme actuel, la quantité tue la qualité. Je tourne la page.
La troisième fut une super rencontre dans une petite boite de recrutement avec deux nanas, motivées, intelligentes…. Rassurant et motivant. Le job me semble bien : à voir.
J’ai encore reperé deux autres annonces…. 
Vous feriez bien une petite danse de la chance pour moi ?

Ma cousine nous invitait dans un très, très beau spa pour l’anniversaire de ma maman : ses filles, ses deux meilleures amies et sa nièce. Un grand moment d’extase au Spa des Cinq mondes : une vraie merveille ! Une délicieuse parenthèse, tous ensemble au milieu de la campagne ensoleillée

Magicwakame, ma féé culinaire, organisait un atelier cuisine énergique. 
J’en ai appris des choses moi qui résume énergie à “vite un Coca Light” !
A ma grande surprise, j’ai très bien mangé et j’ai passé un très bon moment avec de très chouettes filles, sympas et bien dans leurs bottes.

Petit week-end impromptu à Paris sous un beau soleil de printemps. Je suis partie avec mon fils et sa trotinette pour une longue ballade le long des berges. Magie, émerveillement, bonheur intense !

Un bouquin captivant qui m’a poussée sous la couette pour quelques soirées : D. de Robert Harris (un roman/thriller historique sur l'affaire Dreyfus : passionnant) 
La série “Chef “sur France 2, la reprise de “House of Cards, Pierre et le Loup en famille…..
Et voila à quoi j’ai passé mon temps et comment j’ai délaissé mon blog.

Je vais tenter d’être plus disciplinée mais ça bouillone encore :
-Planter mon potager (tout un programme) *
-Un week-end à Reims *
-Trouver un gite de charme en Normandie pour cet été *
-Ne pas me décourager sur le chemin du job *

* si vous avez des idées/recommandations/conseils : écrivez-moi ! Plein de mercis......

jeudi 26 février 2015

Des journées particulières








Certaines journées comptent plus que d’autres.
Certaines journées ont une saveur particulère.
Tous les ans, je passe par la case mammographie.
Ce jour là, j’ai  (encore) plus intensément conscience de la fragilité de la vie et du bonheur.
J’y vais le ventre noué, le coeur dans mes souliers.
Je scrute les visages dans la salle d’attente. Je me demande sur qui s’arrêtera la roue du destin
J’attends la fin de l’interminable échographie, j’attends le verdict.
Ma vie en suspend.
 J’attends la lame, la balle….
Je prie mes bonnes étoiles, mes ange gardiens.
Ca marche. Ils sont là : ils veillent.
Petit contrôle de sécurité dans 6 mois.
Mais je respire à nouveau.
Il pleut, c’est chouette
J’achète des narcisses, du champagne, je commande des sushis, j’embrasse mon fils et le ciel.
Le principal est là, sauvé.
Pour le reste, je sais que je trouverai.
Et si dieu et mes anges le veulent : je deviendrai, avec joie,  une vieille dame indigne. 

dimanche 22 février 2015

Que des choses pas commerciales




Bien sûr, nous avons rendu visite à Gaspard au Jardin d’Acclimatation, nous avons mangé nos frites-saucisses préférées (le monde à l’envers), nous avons participé à l’atelier Sonia Delaunay au Musée d’Art Moderne, le kaoala a aussi suivi son papa au “musée des soldats”.

Nous avons surtout privilégié les amis.
Retrouver les copains de Paris et les copines. La distance ne creuse pas les amitiés. Je le constate avec les amis de mon fils. Dix-huit mois loin de Paris mais les liens ne se relachent pas. Toujours le même attachement avec le petit garcon avec lequel il a grandi, des "presque frères". Leur amour est si touchant, il me bouleverse.

Et puis les copains, les autres : quelques minutes d’échauffement et c’est reparti. Je suis souvent surprise : ils parlent la même langue (presque), regardent les mêmes dessins animés, se passionnent pour les mêmes héros. Et pourtant, je remarque des differences avec les petits Parisiens, plus gouailleurs, plus directs…. Mais les rires, les disputes, les embrassades sont toujours là.

Mes amies, mes très chères amies : deux heures autour d’un thé rue Saint Honoré. Deux heures de complicité, de rire, de souvenir, de craintes, de projets, de moquerie. Deux heures qui me font un bien fou. 

Petits Bonheurs qui continuent de pousser, pousser ….

dimanche 15 février 2015

Plus simplement




Je disais donc j’ai abandonné le gros job et la vie parisienne.
Je suis retournée chez moi, à Bruxelles, dans une petite commune cossue de la banlieue bruxelloise. Je travaille un 1/3 temps, je passe beaucoup de temps avec mon fils et je fais ce qui me plait.
Ce petit tableau idylique se compose de plusieurs couches.
Dans le dernier billet, je vous confiais mes questionnements face à ce nouveau statut , mes doutes parfois…..`
Adieu le titre ronflant, les avantages liés et le salaire….

Pour la première fois de ma vie, je ne suis plus totalement indépendante. Je dois demander des sous à mon mari et je n’aime pas trop.
Pour la première fois de ma vie, je n’économise plus.
Ca m’embête, ca me gène et ça m’angoisse parfois.

Pour le reste : je fais attention, je consomme moins, je change mes habitudes et ça me plait.

Ce rejet de l’hyper-consumérisme a commencé après la naissance d’Antoine. Je crois que je me suis sentie submergée par ce trop de tout et ce manque aigu de temps. J’ai realisé à quel point le shopping incessant, l’accumulation, cet hyper-choix me poluaient la tête. Et je me suis mise sur la route de la simplification ou d’un minimalisme hédoniste et joyeux.

J’écrirai plus en details et sujet par sujet sur comment j’ai “minimisé” mes dépenses et achats.

Mais voila en vrac quelques pistes et pensées :

- je n’achète plus de magazines: mon castor m’en rapporte, il les prend dans les lounges d’aeroport et j’utilise mes points de carte bancaire pour m’abonner au ELLE (surtout depuis que Miss Gavalda a une toute petite chronique). Mais franchement, je pourrais totalement m’en passer. Les magazines sont des machines à vous créer toutes sortes d’envies……

-par la force des choses, il y a beaucoup moins de magasins dans mon quartier (aucun) que dans le quartier des Ternes. J’ai donc divisé les tentations par 1000. Mais, j’ai un jardin, deux énormes parcs/bois juste à côté et quelques bons commerces de bouche à 10 minutes à pied.

-plus de petites bouteilles d’eau, une gourde pour le Koala

-plus aucun achat de vêtement hors solde ou promo pour le Koala

-les livres en version poche uniquement (sauf listes de cadeau, hihihihi) – beaucoup de biliothèque avec le koala.

-je n’ai gardé qu’une toute petite garde robe, une petite penderie (4 fois plus petite que celle de Paris) et rien ne me manque. Oui, j’ai envie d’une paire de ballerine, de Converse blanche, de la jolie blouse du dernier catalogue Cyrillus, d’un beau manteau Max Mara. Mais, j’ai assez avec ce que j’ai. J’acheterai quand je le pourrai !

-produits de beauté, j’essaye de ne plus accumuler, de vider tout ce que j’ai et d’acheter uniquement ce don’t j’ai besoin. Je n’achète aucune grande marque sauf pour le parfum, un beau rouge à levres tous les 2 ans et ma poudre de soleil Givenchy et j’essaye de me les faire offrir aux grandes occasions. Sinon, je suis une grande fan de la parapharmacie (je fais des descentes au Monop quand je suis à Paris) pour les crèmes et lotions.

-très peu de gaspillage alimentaire, j’achète au plus juste. Je collectionne les bons, les promos. J’achète la viande, certains fruits et légumes bio le plus souvent possible. J’achète pas mal de trucs chez Aldi (eau, PQ, produits d’entretien, Kleenex, sopalin, sucre, etc). Les restes vont au chat, aux oiseaux et aux poules de ma soeur (qui du coup m’approvisione en oeufs 100% bio et gratuits)

-J’ai vécu pendant 14 ans dans un appartement parisien surchauffé, les vieux chauffages en fonte et leurs vannes anti-diluviennes ne permettaient qu’un règlage très approximatif : rien ou température sauna. Là , j’écris avec mon écharpe, une couverture sur le dos et le thermostat à minima. Je me prends pour Belmondo dans “Le Magnifique”….

Bref tout ça pour dire que le volet moins d’argent ne m’est pas si pénible, que du contraire. 
Evidemment, je ne suis pas à la rue, je fais attention. Je le fais volontairement.
On a encore le luxe d’avoir pu ammènager confortablement la maison, je me paye un abonnement dans un très beau club de sport où mon fils prend aussi des leçons de natation, j’ai pu m’acheter une nouvelle voiture grâce à ma maman qui a avancé les sous.
Je n’ai donc pas le couteau sous la gorge.
Cette quête de simplification est liée à une profonde envie de changement de vie, une sorte de refus de l’argent roi même si il reste inévitablement le nerf de la guerre.

Allez, je continue mon bonhomme de chemin, ma petite quête, je vous emmène ?