mercredi 15 octobre 2014

L'envie d'avoir envie




Tous les matins, je longe la foret pour conduire mon fils à l’école. Sur ce chemin cabossé, nous croisons des écureuils, des oiseaux, des chiens en promenade.
Ce matin, le soleil jouait les chefs opérateurs avec les arbres - des merveilleuses touches de lumière illuminaient les premières dorures de l’automne. C’était beau. J’ai souri.

Je me disais que ma nouvelle année commençait bien . Je me disais que mon année “de jachère” prennait fin, que mes vielles feuilles étaient tombées et qu’il était temps de remonter sur le carrousel des envies et des plaisirs.

J’ai envie de fêter Halloween
J’ai envie d’aller dans une ville que je ne connais pas
J’ai envie de jouer, j’ai envie d’organiser des parties de jeux (pas de bridge quand même mais si vous avez des idées)
J’ai envie de me maquiller , envie de tout revoir, envie d’aller faire un tour chez Bobbie Brown lors de ma prochaine escapade parisienne
J’ai envie de m’amuser, envie de faire ce qui me plait sans me soucier de l’avis des autres
J’ai envie de venir un peu plus souvent ici, j’ai envie de vous retrouver. J’ai reçu de si gentils messages, je n’ai pas envie de perdre de si doux échanges.
J’ai envie de revoir certaines personnes, j’ai envie d’en voir d’autres plus souvent….
J'ai envie d'être jolie......

Bref, j’ai envie. Et c’est chouette 

lundi 22 septembre 2014

Reprendre le cours de ma vie





Michel Jonaz descendait dans la boite de jazz pour oublier un peu le cours de sa vie.... 
Moi, j’essaye de le retrouver.

Je suis toujours entre deux maisons, dans une sorte de zone de transition floue à la merci de l’incompétence des fournisseurs d'internet belges….. J’ai parfois l’impression de m’être installée au fin fond du Togo. Je vous épargnerai mes périgrinations entre attente en boutique, attente au téléphone (appuiez sur 3, appuiez sur 5, appuiez sur 9 , appuiez sur # - désolée tous nos collaborateurs sont occupés, veuillez rappeler plus tard, “ah ben ça c’est curieux d’habitude ça marche”, “vous donnez quoi, une date, ah ben non c’est pas possible hein madame” ). 
Si j’avais le talent de Florent Foresti, j’en ferais un sketch hilarant mais en attendant je râle…. Si les dieux de Belgacom ou VOO (les Orange et Numéricable du "plat pays qui est le mien") sont avec nous, nous espèrons emménager vers le 5 octobre. Prions mes soeurs.

Pour relancer mon feuilleton capilaire, je vous informe avoir finalement opté pour la coloration maison L’Oreal Prodigy et je suis ravie. Certes, on devine encore quelques délicieux fils d’argent dans ma chevelure de "femme qui le vaut bien" mais le résultat est très satisfaisant et très économique.

Je reprends le chemin du bureau lundi prochain ! Ce ne sera pas le job de ma vie mais il remplit quelques cases importantes de ma “wish list” :
1     Gagner de l’argent
       A mi-temps
                 Proche de l’école d’Antoine (les bouchons bruxellois sont presque        pires que les parisiens)
               Aménageable pdt les vacances scolaires
               Joli bureau, joli cadre

Mais pas de collègues, pas d’ambiance internationale, pas de perspective d’avenir, pas super “challengeant”….. Disons que ce sera une très bonne transition entre mon burn-out, mon année sabbatique et l’envol de mon koala (= quand il ne voudra plus que je l’embrasse devant les copains ou pire qu’il ne voudra plus que je l’accompagne jusqu’à l’école).

Enfin, vous me connaissez ce n’est pas parce que j’ai trouvé un job correct que je vais arrêter de cogiter, de planifier, d’inventer, de rêver sinon je meurs !

Je reprends doucement le chemin de la piscine, des blogs, des livres, des magazines, des poèmes, des multiples listes, de la simplification ….. Bref, je reprends le cours de ma vie après un long intermède peintre, électricien, parquet, chassis, corniches, IKEA, Leroy Merlin and co. 
Ca fait du bien !

lundi 8 septembre 2014

Aujourd'hui peut-être ou alors demain .....




Je suis en apnée : l’impression de traverser un long tunnel dont la sortie ne cesse de s’éloigner.
Les travaux s’éternisent, les retards s’accumulent, les réponses tardent. Mon énergie fond.

Je déteste vivre entre deux chaises, je déteste attendre : totalement incompatible avec ma personnalité obsessionnelle .

Nous espérions nous installer le week-end dernier, ce ne sera sans doute pas le week-end prochain non plus. J’aimerais pourtant donner vie et chaleur à cette maison, voir comment on s’y sent. J’y sens de bonnes ondes mais j’aimerais y aller et plonger.

Je m’énnerve, je planifie, je tournicote, je me fatigue. Je lis à doses homéopathiques (malgré une excellent roman de Joyce Carol Oates “Les Chutes”), je ne blogge presque plus…. Bref mon cerveau tourne en rond à calculer et recalculer, à planifier et re-planifier la sortie de l’ornière !

Pour ne rien arranger, mon nouveau traitement hormonal est un désastre et mes nuits sont difficiles
Mes autres projets sont suspendus, en attente…. Et j’en ai marre .
Allez tout ça n’est pas bien grave, tout finira par rentrer dans l’odre. N’est-ce pas ?

En attendant de vous dévoiler (un petit peu) mon nouveau nid, je vous traduis un petit texte trouvé sur Pinterest qui m’aide parfois à relativiser….
“Je suis contente de….”
Payer des impôts , cela veut dire que j’ai un emploi
Ne pas parvenir à fermer mon jeans, cela veut dire que j’ai assez à manger
Devoir tondre ma pelouse ou laver mes vitres, ceal veut dire que j’ai un toit
D’entendre les gens se plaindre du gouvernement, cela veut dire que nous sommes libres de nous exprimer
Me lever tôt pour mon fils, d’avoir des piles de linge, de devoir cuisiner, cela veut dire que ceux que j’aime sont près de moi
D’entendre l’alarme du réveil chaque matin, cela veut dire que je suis vivante….

C’est un peu cliché mais parfois il est bon de se  me rappeler que l’important est ailleurs.
Belle semaine à vous !


vendredi 29 août 2014

Août en pente douce



Août a manqué de soleil, d’impromptus, d’embruns  et d’un bon gros roman addictif (un page turner comme disent nos amis les Yankees ou une lecture tatouage comme le dit beaucoup plus joliment notre amie Le Chat).

Je n’ai pas eu beaucoup de moments de rêverie, d’échappée libre, de gribouillage : quelques tres beaux et très intenses moments parisiens.

Le mois a été rythmé par les travaux prévus et non prévus, les livraisons, les courses, les retards, les devis, les hommes de métier un peu difficile à gèrer et à cerner (pénible ces regards goguenards, ces rires condescendants).

Le mois a été rythmé par de terribles nouvelles qui vous plombent l’estomac et vous vrillent le Coeur. 

En cherchant des photos pour réchauffer notre nouveau home sweet home, je tombe sur cette Miss Zen vers 7 ou 8 ans. C’était une période de Bonheur complet, d’insousiance, de créativité intense, d’imagination pure. J’étais alors une boule d’énergie, de joie et de confiance. Je ne connaissais pas encore cette douce nostalgie qui m’obsède désormais. Je me souviens de mes lectures, de mes vieux patins à roulettes, de mon pommier refuge, de mon chat, de ma chambre, de mes rideaux roses Laura Ashley, de mon vélo. Tout était alors si intense, si vif, si ….facile et léger.

Puisse le mois de septembre m’apporter un peu de cette belle énergie qui m’habitait alors.  
Puisse Antoine vivre une aussi belle et pure enfance.
Puissent mes chers amis retrouver la paix, la santé et l’espoir.
Puisse l’été indien nous inonder de douceur et de soleil.
Puisse cette nouvelle maison devenir mon nid, notre nid….

(promis, je reviens avec un billet plus lèger, plus peps la prochaine fois)

jeudi 14 août 2014

Couper les cheveux en quatre





























Voila (trop) longtemps, que je ne vous ai plus parlé de simplification.
Et ça doit bien faire deux mois que je ne vous ai plus confié mes divagations capilaires.
Faisons d’une pierre deux coups et ne tournons pas autour du pot : j’ai radicalement simplifié ma vie en acceptant d’avoir des cheveux frisotants bouclés.

Ce ne fut pas un choix mais une obligation, mes pauvres cheveux ayant mal vécus leur passage au blond…. Ils étaient tellement secs et affaiblis que j’ai dû arrêter le sèche-cheveux : résultat des cheveux sauvages, bouclés, libres…

J’assume. Je reçois des compliments. Je m’habitue. J’apprécie de ne plus passer du temps à les lisser, les tirer, les dompter. J’apprécie de ne plus me soucier de l’impact de la pluie sur mon brushing : l’humidité ayant une influence positive sur le volume des boucles.

Je ressemble désormais (enfin) aux héroïnes de mon enfance : Heidi et Candy Candy

Ayant fait la paix avec mon brushing, je me RE-pose des questions sur ma couleur, hehehe !

Coloration maison ou coloration salon ? Je ne me sens pas 100% à l’aise en blonde, c’était sympa pendant l’été mais je ne me vois pas entretenir tout ça à long terme.

La solution la plus économique et la plus rapide étant la colo maison mais avec un gros risque de cata et un pouvoir couvrant parfois assez faible. Evidement, L’Oréal a encore semé le trouble dans mon esprit perturbé avec son implacable campagne de publicité pour sa nouvelle invention irrésistible : Prodigy (tout un programme).

Chez le coiffeur, il faut prévoir de tailler dans son PEL et  d’écouter pendant 4 heures piailler les cocotes. Je suis assomée rien que d’y penser ! Malgré tout, le salon reste le plan le plus fiable pour retrouver une couleur plus proche de mon “vrai moi” (je te jure, ce que j’écris pas parfois comme niaiserie).

Que faire, que faire se demande la très frivole et frisée Miss Zen (qui préfere penser à sa chevelure qu’à ses problèmes d’électricité, de corniches et de tuiles….)
Notez que je ne dois pas être la seule à me poser des questions difficiles, vu que cette image est la plus "réépinglée" sur ma page Pinterest....

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