samedi 31 janvier 2015

Une fête en larmes


Hélène Berr


J’essaye désespérement de remettre ce blog sur le chemin de la légereté mais l’humeur n’y est pas.
On célébrait cette semaine les 70 ans de la libération des camps d’Auschwitz/Birkenau.
J’ai encore une fois regardé beaucoup de reportages. Je ne peux pas ne pas regarder. Je suis à chaque fois saisie d’éffroi, d’angoisse.

Je ne suis pas juive.
Je ne sais pas d’où me vient ce besoin de savoir, de ne pas oublier, de tenter de comprendre.
Charlotte Salomon


J’ai grandi avec les “histoires de la guerre” racontées par mes grand-mères, mes parents, mes tantes.
J’ai entendu les bons et les mauvais allemands, les bons et les mauvais belges, ceux qui se tenaient droits tout en espèrant, ceux qui aidaient, ceux qui cachaient, ceux qui dénoncaient par vengeance, par jalousie, pour se sentir important, peut-être

On ne savait pas…. Mais on savait pour les raffles, on savait qu’ils ne revenaient pas, on se doutait qu’ils ne partaient pas en camp de vacances. On ne savait pas.
Et ceux qui savaient, ceux qui faisaient….

C’est donc possible : l’horreur est tapie, prête à bondir.
Il me semble qu’elle reprend des forces, qu’elle ne se cache plus…
Le pire peut donc revenir.
Une petite boite polonaise spécialisée dans les enterrements de vie de garcons propose une petite virée à Auschwitz. Pour le fun ?
Un enterrement de premiere classe en quelque sorte.

Partout maintenant l’amalgame triomphant.
L’oubli, l’ignorance …..

Etty Hillesum
Quelque part au fond de moi, des lectures m’accompagnent, ells sont là vigilantes, humaines, dignes : Etty Hillesum, Helene Berr, Charlotte Salomon, Les disparus…

Puisse l’humanité, ne jamais les oublier.

lundi 26 janvier 2015

L'Heure Bleue



Samedi matin, la ville était en sourdine, recouverte de neige. Silence.

Je suis partie à pieds chercher les petits pains.
J’ai enfilé mes bottines d’exploratrice, mon bonnet à pompom et ma vieille écharpe en cachemire.
Pas une trace de pas, de roue, quelques empreintes de pattes de chat ou de renard. La lumère était bleue.
Quelques oiseaux saluaient mon passage.

J’ai remonté le chemin du cimetière. Silence de pierre, l'expression prend tout son sens
J’ai pensé à tous ceux qui sont partis rejoindre les étoiles. Sont-ils devenus mes bonnes étoiles ?
Je me suis demandée si mon père, si ma grand-mere avait déja longé ce chemin par un matin d’hiver, laissant leurs empreintes dans la neige.

Quand je suis arrivee devant chez moi, j’ai pensé à la petite maison dans la prairie. J’ai poussé la grille. J’ai senti mes bonnes étoiles autour de moi.



jeudi 22 janvier 2015

Tout, rien et le juste milieu .....




Difficile d’écrire en ce moment, difficile de parler de tout, de rien….
J’ai envie de parler de ce sujet qui m’obsède : le consumérisme effréné qui entraine tant de désastres sociaux et écologiques.  Notre société entièrement focalisée sur le consumérisme, le pouvoir d’achat, l’argent. Notre maitre étalon : l’argent. Notre seule valeur. Pas d’alternative pour ceux qui n’en ont pas ou peu. Ou alors des alternatives extrêmes.
La connaissance, la culture, le respect, la solidarité : aux oubliettes.

Je regardais l’autre jour un documentaire sur une très chic station de ski.
Une « employée » d’un des hotels de luxe nous disait «  ils sont riches, ils savent des choses que je ne saurai jamais, ils voyagent dans le monde. Mais moi je sais des choses qu’ils ne sauront jamais : la montagne, la nature ». Pas d’animosité, de rancœur, de jalousie : la sagesse.  

On nous parle peu de gens comme ça, de cette philosophie toute simple et évidente. On nous en parle peu car les medias dépendent de la pub, et donc de notre consommation quotidienne. Il faut donc sans cesse crée de l’envie, des désirs d’achat

Je parle souvent de minimalisme, de simplicité. Mon objectif n’est pas d’avoir une maison bien rangée, une garde robe impeccable et des dossiers bien ordonnés.  Mon objectif est d’envisager une alternative à ce qu’on nous impose : la frénésie d’achat, d’informations, d’activités.

J’ai moi-même radicalement changé de style de vie.
J’ai gagné sur beaucoup de tableaux qui me sont essentiels.
Et j’ai perdu un certain confort, certes plus superficiel mais auquel il n’est pas si facile de renoncer.
Je dépends beaucoup plus de mon castor et ça me met très mal à l’aise.

Certes, j’ai le « cul dans le beurre »  mais c’est quand même difficile de trouver un équilibre entre une vie qui reste confortable et agréable et intéressante et le refus  de participer au cirque quotidien du succès tel que d’autres l’ont définis :  gros job, gros titre, gros salaire.

C’est difficile mais sans doute salutaire pour la planète, la paix entre les hommes et pour.... moi.
Je tente de définir mes besoins réels et viser ça ; ni plus, ni moins. Je tente de trouver la bonne carburation...Je tâtonne.

La suite au prochain épisode

jeudi 15 janvier 2015

Kids @ Bruxelles




Vous avez envie de vous absenter un peu de notre époque ? 
Vous avez envie de partir avec vos enfants dans un endroit chaud et beau ?
Direction le très beau musée des Sciences Naturelles à Bruxelles.

Chaque mercredi après-midi, le musée propose une mini visite contée.

L’expédition commence par une jolie histoire – ce dernier mercredi, il s’agissait de dinosaures et du très féroce Tyrano (le grand chouchou du koala). Les enfants suivent ensuite l’animateur dans le musée pour partir à la rencontre des héros de l’histoire. 
On apprend plein de choses incroyables. Par exemple, les dents du tyranosaure repoussent pendant toute sa vie. Voila peut-être l’origine du célèbre dicton “une de perdue, dix de retrouvées” ?



La visite se termine par un petit atelier/bricolage. 

Le tout dure 1 heure. Et mon fiston a adoré, il faut dire que l’animateur prennait vraiment son job à coeur et son enthousiasme était  très communicatif.









Vous pouvez ensuite continuer à déambuler dans le musée, prendre le gouter au Dino Café ou passer une tête à la boutique (caverne d’Ali-Baba pour tous les dinoristas).

Les enfants doivent être accompagnés par un adulte.
Le musée est gratuit pour les moins de 6 ans, ils payent 2 euros pour l’atelier.
Les parents doivent payer l’entrée au musée 7€+2€

J’ai passé un très bon moment avec mon fils qui a estampillé la sortie “geniale”.

Du coup, on testera l’autre activité “Paléo-Lab” dès les prochaines vacances scolaires.



Raconte-Moi tous les mercredis à 14.30 (sauf le premier mercredi du mois)
Pas de réservation.
Musée des Sciences Naturelles – rue Vautier 29, 1000 Bruxelles