jeudi 26 février 2015

Des journées particulières








Certaines journées comptent plus que d’autres.
Certaines journées ont une saveur particulère.
Tous les ans, je passe par la case mammographie.
Ce jour là, j’ai  (encore) plus intensément conscience de la fragilité de la vie et du bonheur.
J’y vais le ventre noué, le coeur dans mes souliers.
Je scrute les visages dans la salle d’attente. Je me demande sur qui s’arrêtera la roue du destin
J’attends la fin de l’interminable échographie, j’attends le verdict.
Ma vie en suspend.
 J’attends la lame, la balle….
Je prie mes bonnes étoiles, mes ange gardiens.
Ca marche. Ils sont là : ils veillent.
Petit contrôle de sécurité dans 6 mois.
Mais je respire à nouveau.
Il pleut, c’est chouette
J’achète des narcisses, du champagne, je commande des sushis, j’embrasse mon fils et le ciel.
Le principal est là, sauvé.
Pour le reste, je sais que je trouverai.
Et si dieu et mes anges le veulent : je deviendrai, avec joie,  une vieille dame indigne. 

dimanche 22 février 2015

Que des choses pas commerciales




Bien sûr, nous avons rendu visite à Gaspard au Jardin d’Acclimatation, nous avons mangé nos frites-saucisses préférées (le monde à l’envers), nous avons participé à l’atelier Sonia Delaunay au Musée d’Art Moderne, le kaoala a aussi suivi son papa au “musée des soldats”.

Nous avons surtout privilégié les amis.
Retrouver les copains de Paris et les copines. La distance ne creuse pas les amitiés. Je le constate avec les amis de mon fils. Dix-huit mois loin de Paris mais les liens ne se relachent pas. Toujours le même attachement avec le petit garcon avec lequel il a grandi, des "presque frères". Leur amour est si touchant, il me bouleverse.

Et puis les copains, les autres : quelques minutes d’échauffement et c’est reparti. Je suis souvent surprise : ils parlent la même langue (presque), regardent les mêmes dessins animés, se passionnent pour les mêmes héros. Et pourtant, je remarque des differences avec les petits Parisiens, plus gouailleurs, plus directs…. Mais les rires, les disputes, les embrassades sont toujours là.

Mes amies, mes très chères amies : deux heures autour d’un thé rue Saint Honoré. Deux heures de complicité, de rire, de souvenir, de craintes, de projets, de moquerie. Deux heures qui me font un bien fou. 

Petits Bonheurs qui continuent de pousser, pousser ….

dimanche 15 février 2015

Plus simplement




Je disais donc j’ai abandonné le gros job et la vie parisienne.
Je suis retournée chez moi, à Bruxelles, dans une petite commune cossue de la banlieue bruxelloise. Je travaille un 1/3 temps, je passe beaucoup de temps avec mon fils et je fais ce qui me plait.
Ce petit tableau idylique se compose de plusieurs couches.
Dans le dernier billet, je vous confiais mes questionnements face à ce nouveau statut , mes doutes parfois…..`
Adieu le titre ronflant, les avantages liés et le salaire….

Pour la première fois de ma vie, je ne suis plus totalement indépendante. Je dois demander des sous à mon mari et je n’aime pas trop.
Pour la première fois de ma vie, je n’économise plus.
Ca m’embête, ca me gène et ça m’angoisse parfois.

Pour le reste : je fais attention, je consomme moins, je change mes habitudes et ça me plait.

Ce rejet de l’hyper-consumérisme a commencé après la naissance d’Antoine. Je crois que je me suis sentie submergée par ce trop de tout et ce manque aigu de temps. J’ai realisé à quel point le shopping incessant, l’accumulation, cet hyper-choix me poluaient la tête. Et je me suis mise sur la route de la simplification ou d’un minimalisme hédoniste et joyeux.

J’écrirai plus en details et sujet par sujet sur comment j’ai “minimisé” mes dépenses et achats.

Mais voila en vrac quelques pistes et pensées :

- je n’achète plus de magazines: mon castor m’en rapporte, il les prend dans les lounges d’aeroport et j’utilise mes points de carte bancaire pour m’abonner au ELLE (surtout depuis que Miss Gavalda a une toute petite chronique). Mais franchement, je pourrais totalement m’en passer. Les magazines sont des machines à vous créer toutes sortes d’envies……

-par la force des choses, il y a beaucoup moins de magasins dans mon quartier (aucun) que dans le quartier des Ternes. J’ai donc divisé les tentations par 1000. Mais, j’ai un jardin, deux énormes parcs/bois juste à côté et quelques bons commerces de bouche à 10 minutes à pied.

-plus de petites bouteilles d’eau, une gourde pour le Koala

-plus aucun achat de vêtement hors solde ou promo pour le Koala

-les livres en version poche uniquement (sauf listes de cadeau, hihihihi) – beaucoup de biliothèque avec le koala.

-je n’ai gardé qu’une toute petite garde robe, une petite penderie (4 fois plus petite que celle de Paris) et rien ne me manque. Oui, j’ai envie d’une paire de ballerine, de Converse blanche, de la jolie blouse du dernier catalogue Cyrillus, d’un beau manteau Max Mara. Mais, j’ai assez avec ce que j’ai. J’acheterai quand je le pourrai !

-produits de beauté, j’essaye de ne plus accumuler, de vider tout ce que j’ai et d’acheter uniquement ce don’t j’ai besoin. Je n’achète aucune grande marque sauf pour le parfum, un beau rouge à levres tous les 2 ans et ma poudre de soleil Givenchy et j’essaye de me les faire offrir aux grandes occasions. Sinon, je suis une grande fan de la parapharmacie (je fais des descentes au Monop quand je suis à Paris) pour les crèmes et lotions.

-très peu de gaspillage alimentaire, j’achète au plus juste. Je collectionne les bons, les promos. J’achète la viande, certains fruits et légumes bio le plus souvent possible. J’achète pas mal de trucs chez Aldi (eau, PQ, produits d’entretien, Kleenex, sopalin, sucre, etc). Les restes vont au chat, aux oiseaux et aux poules de ma soeur (qui du coup m’approvisione en oeufs 100% bio et gratuits)

-J’ai vécu pendant 14 ans dans un appartement parisien surchauffé, les vieux chauffages en fonte et leurs vannes anti-diluviennes ne permettaient qu’un règlage très approximatif : rien ou température sauna. Là , j’écris avec mon écharpe, une couverture sur le dos et le thermostat à minima. Je me prends pour Belmondo dans “Le Magnifique”….

Bref tout ça pour dire que le volet moins d’argent ne m’est pas si pénible, que du contraire. 
Evidemment, je ne suis pas à la rue, je fais attention. Je le fais volontairement.
On a encore le luxe d’avoir pu ammènager confortablement la maison, je me paye un abonnement dans un très beau club de sport où mon fils prend aussi des leçons de natation, j’ai pu m’acheter une nouvelle voiture grâce à ma maman qui a avancé les sous.
Je n’ai donc pas le couteau sous la gorge.
Cette quête de simplification est liée à une profonde envie de changement de vie, une sorte de refus de l’argent roi même si il reste inévitablement le nerf de la guerre.

Allez, je continue mon bonhomme de chemin, ma petite quête, je vous emmène ?

lundi 9 février 2015

Petite pensée pour toi

Je n'ai pas trouvé la version française mais ce dessin me parle tellement ....
"Ce ne sont peut-être pas des étoiles dans le ciel mais plutôt des fenêtres à travers lesquelles les êtres aimés brillent pour nous dire qu'ils sont heureux".
Merveilleux de poésie, d'espoir, d'amour.

jeudi 5 février 2015

Une vie plus simple




J’ai donc changé de vie.
Parfois, je dois encore me pincer.
Moi, le bon petit soldat : j’ai planté là mon job, mon gros salaire, mon titre ronflant, mes responsabilités.
Je voulais (re)vivre, voir mon fils vivre et grandir.

Et alors ?
Alors parfois c’est difficile.
Il y a l’aspect “social” et l’aspect “pouvoir d’achat” dont je vous parlerai une prochaine fois.
Socialement, la petite question “tu fais quoi maintenant ?” qui déstabilise.
J’ai un petit job à mi-temps, un petit salaire, pas de responsabilité, pas de statut cadre, pas de bonus. 
Pas toujours facile à assumer.
J’éprouve aussi un peu de culpabilité.
Je ressens parfois un certain dédain des mères qui bossent, qui assument tout, qui jonglent.

Je n’ai pas encore trouvé la bonne carburation, le bon équilibre.
Je continue de chercher un job.  Pas le gros Barnum, je n'ai plus du tout envie et je crois que je ne pourrai plus mais quelque chose qui me stimule un peu plus, et surtout qui rapporte un peu plus…..

MAIS :
Je vois mon fils grandir.
Je vois ses progress à la piscine, au hockey.
Je suis là pour les fêtes de l’école.
J’admire ses dessins, ses travaux dans sa classe
Je connais tous ses copains
Je sens qu’il est bien, heureux, confiant.
J’ai à nouveau envie d’écrire
Je prends le petit déjeuner avec ma maman tous les matins.
Je fais du sport, je nage, j’essaye 36 cours de gym.
Je lis.
J’ai surtout l’impression que ma vie s’est remise en mouvement, que je ne suis plus prisonnière
J’ai moins peur de tout et de rien

Je me dis que c’est ma vie pour l’instant. Que c’est bien. C’est different d’avant. Et c’est beaucoup mieux.

La vie n’est pas figée. Là d’ailleurs, ça tangue beaucoup. Mais je crois que les changements meme difficiles arrivent toujours pour une bonne raison. Je crois.
La suite au prochain épisode .