lundi 29 juin 2015

L’art de la joie.




Longtemps, j’ai été joyeuse, pétillante, optimiste, insouciante, fonceuse, indisciplinée, audacieuse.
Quand ai-je perdu cette folie douce ? Quand, où me suis-je égarée ?
Je n’ai aucune envie de m’allonger sur le divan et de creuser le passé. Mais.

Ces derniers temps, je perçois quelques rayons de légèreté entre les nuages d' angoisses et de nostalgie.  Je ressens une furieuse envie de rire, de danser comme les enfants, de faire des cumulets, de sauter sur un trampoline, de courir dans les vagues…

Je saisis les petites et grandes occasions :
-réserver des places pour le dernier spectacle de Valérie Lemercier.  J’adore son univers loufoque, ses imitations des enfants, des névrosés (comme moi)…
-lire « Les vieux fourneaux » - me bidonner avec ces grands-pères rebelles…
-faire des bêtises avec mon fils
-regarder « Joséphine »
-rire de mes tentatives de vie champêtre : mes plantations fantômes, ma lutte stérile contre les limaces tigrées

Vous avez des idées rigolotes pour se poiler un peu pendant l’été ?

Psssss pssss : je ne résiste pas à partager cette photo avec vous, je vous souhaite autant de joie et de gaieté pendant vos vacances …c'est tout le mal que je nous souhaite


dimanche 28 juin 2015

Bonheur du matin




Ce matin, j’ai aimé lire cette petite phrase de Mathilde Seigner :

“Je n’ai toujours pas l’instinct maternel. Je reste fascinée par le fait d’avoir un enfant. Cela a beau être banal, ce fut difficile pour moi. J’ai détesté la période bébé, car j’étais morte d’angoisse. J’avais peur qu’il tombe, qu’il meure, je refusais de lui donner son bain, je n’étais pas à l’aise. J’ai adoré quand il a commencé à marcher, à parler.  C’est maintenant, alors qu’il a presque 8 ans, que j’aime vraiment la maternité. C’est marrant parce que je ne m’attendais justement pas à être à ce point bouleversée par ce môme dont je guette aujourd’hui les arrivées à la maison pour pouvoir le boulotter. Ma vie tourne clairement autour de lui et cela m’étonne de moi. Je ne pensais pas que je pourrais être une mère”

Et bien, moin non plus, cette maternité ne m’est pas venue instantanément. Et cette sincérité, cette franchise me touche. C’est rare.  Ca fait du bien des discours non lissés, non consensuels.

Vous vous en fouttez mais je vous aime vraiment bien Mathilde et encore un peu plus maintenant.  Là dessus, je pense que je vais aller consulter : je commence à croire que je suis en contact avec les  “vedettes” (j’aime bien ce mot un peu désuet).

Beau dimanche à vous toutes.

jeudi 18 juin 2015

Une vie sans "like"




C’était un de ces matins gris et découragé... J’avais reçu, la veille, une fin de non-recevoir après une interview pour un job qui me plaisait. J’avais envie de rien….
Au lieu de faire quelque chose de constructif pour améliorer la trajectoire de ma journée, je me vautre dans Facebook.

Et là, j’ai l’impression de me prendre une lourde buche sur la tronche. Tous ces gens qui font des choses incroyables, qui ont des vies incroyables, des projets incroyables, des passions incroyables.  Et moi, je suis nulle et nulle part (d’habitude je glousse sur FB mais là …  j’ai ressenti une grosse  déprime).

Première réaction : la révolte. Ahaha mais moi aussi madame, je vais avoir une vie incroyable à poster sur Facebook. Je sors mon arme fatale, la liste/planning/action et MAINTENANT je vais ….
1   1) perdre du poids 2) devenir experte en yoga/méditation/pilates et foodista pour poster mes adresses de resto pointus (très à la mode sur FB) 3) trouver un job cool/branché/bien payé/ dans lequel je dirigerai le monde sans stress et en ayant encore du temps emmener mon fils toujours nickel et bien sapé à la piscine/poney/hockey/ /anglais/chinois/yoga/stage de voile pour poster tout ça sur FB (évidemment sinon quel interêt) 5) me faire un look de dingue 6) me brusher/maquiller tous les matins comme si j’allais présenter le 20H avec Claire Chazal 7) prendre un abonnement sur Ryanair pour poster des photos de mes incroyables weekends dans d’incroyables destinations 8) écrire un roman à succès = devenir Guillemette Musso ou Marcia Levy au minimum 9) développer un blog très commercial 10) transformer ma maison cosy et douillette en une sorte de loft contemporain et vintage à la fois (je dépose le concept).

Et voilà, il n’y pas plus qu’à…….

Et ben non, finalement, non. Ca ira comme ça. Je crois que je vais plutôt arrêter de surfer sur FB. Et vivre ma vie à moi.

Il est vrai que j’ai viré le gros job, le gros salaire, le gros titre, et Paris (contre toute attente, c’est Paris qui me manque le plus).
Il est vrai que c’est parfois difficile de digérer tout ça, de construire autre chose. Mais j’avais mis 15 ans à construire cette vie qui en fin de compte ne me convenait plus. Alors, je peux encore bien me laisser quelques années pour construire autre chose : pas incroyable, pas pour poster sur FB, pour moi.

Et vous savez, ce week-end, j’avais un mariage et j’ai pu confier le koala à ses cousines, il a joué dans un grand jardin, avec des poules, des lapins. Il était tout content de passer du temps avec les grandes.

Et vous savez, lundi, je me suis chopée une angine, j’étais K.O. Ma maman a préparé des purées fraiches pour le koala et une soupe pour moi. 

Et vous savez, cet été, on va prendre, Choupette le lapin de l'école, en pension. 

Pas le genre d’évènements "incroyables" que l’on trouve sur Facebook et pourtant c’est tellement, tellement précieux.

Alors je me dis « tu es sur la bonne voie ma fille », continue et n’oublie pas ta devise 
« en avant, calme et droit ».

Là-dessus, je vais discrètement boire un verre à ma petite vie que je construis lentement, doucement, à mon rythme : une vie qui me va….à moi.


vendredi 12 juin 2015

Evasion de papier




Il y a des jours comme ça; on a en plein le dos.
Fatigue, déception, cœur serré….

Il y a des jours « ça veut pas » comme on dit par ici : le thé brûlant sur la cuisse, la nana devant moi à la boulangerie qui prend les derniers craquelins, le mail qui décourage. Alors, je fais des listes de rêves, de projets, de livres, de voyages, des choses que j’aime….

J’aime :
Marcher pieds nus dans l’herbe, les bougies, la foret en automne, les chevaux, nager sous l’eau, arroser mes fleurs, le ronronnement des chats, les bonbons acidulés, la gentillesse, la politesse, Charlie Chaplin, le champagne très très froid, les nus de Degas, le jardin du Ranelagh, le concerto pour violon de Brahms « Allegro giocoso ma non troppo vivace », marcher sur les plages de la mer du Nord, la variété française années 70 & 80, les livres d’Anna Gavalda, les pivoines et les hortensias, les cahiers neufs, ma collection de Martine,  Jean d’O, mon lit, les massages, les pointes des danseuses, l’odeur de la lavande, « Paris est une fête », Robert Redford, les moineaux, le Coca Light, les blogs pas commerciaux, les blouses qui font de jolies nuques, les jeux des enfants et jouer au jeu du cochon avec mon fils le super tricheur, papoter avec les filles, skier quand le soleil brille, le magazine « Flow »,les romans historiques, la Fnac des Ternes, être inspirée, avoir confiance, les souvenirs….

J’espère que je ne vous ai pas trop saouler. Mais ça me fait du bien.
Si vous avez un peu de temps, pourriez-vous compléter un peu ma liste pour le prochain coup de mou ?

mardi 2 juin 2015

Un peu marre....





Parlons un peu de la Fête des Mères (je sais, elle est déjà passée).
Mais je m’y prends à l’avance pour l’année prochaine….
J’aimerais avoir une bonne surprise en 2016 : plus d’articles/billets sur les mères "wonder-maman", please…..
Je pensais qu’on avait enterré la WonderWoman à la fin des années 80 quand une horde de femmes épuisées avait lynché le concept ?
On dirait qu’il fait un retentissant come-back.

J’ai lu au moins une dizaine d’articles sur ces mères glamours, de jeunes enfants glamours, avec des maris glamours, des intérieurs glamours et des jobs glamours.
Quelqu’un pourrait-il interdire ces phrases irritantes au possible :
“bien sûr j’ai une organisation en béton” = nounou plein temps + femme de ménage + assistante
“je donne vraiment la priorité aux enfants, nous n’acceptons pas plus de 4 invitations par an / par mois / par semaine”…… 
“quand je ne travaille pas, mes enfants sont ma priorité” et declarer quelques lignes plus loin “ma soupape, on s’accorde un week-end en amoureux tous les ans / tous les mois”.
"Cela demande une grande hygième de vie" : “je me lève une fois par semaine à 6.30 pour faire ma séance de gym à domicile avec mon coach”
“Quoi qu’il arrive, je nage une fois par semaine et je vais à mon cours de yoga le week-end”

J’en passe et j’en passe……

Pourrions-nous un tout petit peu encenser les mères "normales" = fatiguées, cernées, non lookées : celles qui prennent le métro, qui courrent pour arriver à la crèche, qui se lèvent tous les jours à 6.30 pour arriver à l’école et au bureau à l’heure, qui peuvent s’offrir un week-end en amoureux à la cinglinglin, qui sont débordées, désorganisées, qui ont besoin d'un petit rosé pour se requinquer (et pas d'un green juice smoothie)

J’ai beaucoup aimé le très beau portrait de femme dans la série danoise “BORGEN” : 1ère saison Birgitte Nyborg devient Premier Ministre :  très vite sa vie personnelle explose. Enfants, maris, tout y passe Bref pas le conte de fée. Birgit Nyborg est très jolie mais parfois un peu boudinée, mal coiffée, sa maison très IKEA est parfois bordélique, ses gosses et son mari ne sortent pas du magazine MILK. Birgitte Nyborg est terriblement rafraichissante et consolante. 

Pour la prochaine Fête des Mères : 
Serait-il possible de ne pas toujours encenser le même type de femme ?
Serait-il possible de ne pas toujours nous tendre le miroir d’une pseudo-perfection ?
Serait-il possible de dire et haut fort que pour une majorité de mères la réussite est un combat, une bataille professionnelle et personnelle, que cela exige des sacrifices permanents, des questionements sans fin (plus importants que pour les hommes).  Elles ont bien sûr des statisfactions, de belles réussites : elles n’ont pas envie de renoncer à leur carrière mais ce n’est pas tous les jours le royaume du glamour.
Et ce n’est pas non plus le monde enchanté pour celles qui restent à la maison.

Tout simplement : serait-il possible de ne pas nous jeter de la poudre aux yeux en voulant nous faire rêver comme des petites filles devant de belles princesses ?  MERCI.

Vous signez la pétition avec moi ?????