vendredi 29 août 2014

Août en pente douce



Août a manqué de soleil, d’impromptus, d’embruns  et d’un bon gros roman addictif (un page turner comme disent nos amis les Yankees ou une lecture tatouage comme le dit beaucoup plus joliment notre amie Le Chat).

Je n’ai pas eu beaucoup de moments de rêverie, d’échappée libre, de gribouillage : quelques tres beaux et très intenses moments parisiens.

Le mois a été rythmé par les travaux prévus et non prévus, les livraisons, les courses, les retards, les devis, les hommes de métier un peu difficile à gèrer et à cerner (pénible ces regards goguenards, ces rires condescendants).

Le mois a été rythmé par de terribles nouvelles qui vous plombent l’estomac et vous vrillent le Coeur. 

En cherchant des photos pour réchauffer notre nouveau home sweet home, je tombe sur cette Miss Zen vers 7 ou 8 ans. C’était une période de Bonheur complet, d’insousiance, de créativité intense, d’imagination pure. J’étais alors une boule d’énergie, de joie et de confiance. Je ne connaissais pas encore cette douce nostalgie qui m’obsède désormais. Je me souviens de mes lectures, de mes vieux patins à roulettes, de mon pommier refuge, de mon chat, de ma chambre, de mes rideaux roses Laura Ashley, de mon vélo. Tout était alors si intense, si vif, si ….facile et léger.

Puisse le mois de septembre m’apporter un peu de cette belle énergie qui m’habitait alors.  
Puisse Antoine vivre une aussi belle et pure enfance.
Puissent mes chers amis retrouver la paix, la santé et l’espoir.
Puisse l’été indien nous inonder de douceur et de soleil.
Puisse cette nouvelle maison devenir mon nid, notre nid….

(promis, je reviens avec un billet plus lèger, plus peps la prochaine fois)

jeudi 14 août 2014

Couper les cheveux en quatre





























Voila (trop) longtemps, que je ne vous ai plus parlé de simplification.
Et ça doit bien faire deux mois que je ne vous ai plus confié mes divagations capilaires.
Faisons d’une pierre deux coups et ne tournons pas autour du pot : j’ai radicalement simplifié ma vie en acceptant d’avoir des cheveux frisotants bouclés.

Ce ne fut pas un choix mais une obligation, mes pauvres cheveux ayant mal vécus leur passage au blond…. Ils étaient tellement secs et affaiblis que j’ai dû arrêter le sèche-cheveux : résultat des cheveux sauvages, bouclés, libres…

J’assume. Je reçois des compliments. Je m’habitue. J’apprécie de ne plus passer du temps à les lisser, les tirer, les dompter. J’apprécie de ne plus me soucier de l’impact de la pluie sur mon brushing : l’humidité ayant une influence positive sur le volume des boucles.

Je ressemble désormais (enfin) aux héroïnes de mon enfance : Heidi et Candy Candy

Ayant fait la paix avec mon brushing, je me RE-pose des questions sur ma couleur, hehehe !

Coloration maison ou coloration salon ? Je ne me sens pas 100% à l’aise en blonde, c’était sympa pendant l’été mais je ne me vois pas entretenir tout ça à long terme.

La solution la plus économique et la plus rapide étant la colo maison mais avec un gros risque de cata et un pouvoir couvrant parfois assez faible. Evidement, L’Oréal a encore semé le trouble dans mon esprit perturbé avec son implacable campagne de publicité pour sa nouvelle invention irrésistible : Prodigy (tout un programme).

Chez le coiffeur, il faut prévoir de tailler dans son PEL et  d’écouter pendant 4 heures piailler les cocotes. Je suis assomée rien que d’y penser ! Malgré tout, le salon reste le plan le plus fiable pour retrouver une couleur plus proche de mon “vrai moi” (je te jure, ce que j’écris pas parfois comme niaiserie).

Que faire, que faire se demande la très frivole et frisée Miss Zen (qui préfere penser à sa chevelure qu’à ses problèmes d’électricité, de corniches et de tuiles….)
Notez que je ne dois pas être la seule à me poser des questions difficiles, vu que cette image est la plus "réépinglée" sur ma page Pinterest....

Vous avez un avis ? 


dimanche 3 août 2014

Miss Zen prend des vacances


Je vous abandonne jusqu'à la semaine prochaine ....
Mon ordi est en pause et je m'agite , je m'agite pour aménager la nouvelle maison.
Je vous retrouve très vite.
Que vos vacances soient belles .......
Des bises

vendredi 25 juillet 2014

Miss Zen et les grandes vacances



Je savoure mes premières grandes vacances depuis 20 ans.

Deux mois d’été sans être enfermée dans l’air conditionné et asceptisé du bureau.
Deux mois d’été sans valises, ni départs : des vacances entre Bruxelles et Paris. Des vacances entre parcs et jardins.

Je redoutais un peu la fatigue liée à la gestion énergétique du koala en sur-régime estival. Et  puis finalement entre les stages et nos semaines de liberté, je trouve mon équilibre.
J’apprécie nos petites vies pèpères, nos bricolages, nos virées au parc ou à la piscine, nos excursions découvertes et nos disputes. Car oui, je pete régulièrement les plombs face à la réserve inépuisable de sa vitalité enfantine. Car parfois, oui, je fatigue…..

Je m’active comme une petite abeille pour transformer notre logis en petit nid douillet.
Je marche pieds nus dans le gazon.
Je bricole des pieuvres, des requins, des épouvantails.

Je glande, je découvre une vie sans horaire, une vie de liberté totale. Je fais, "à peu près", ce que je veux quand je veux….enfin, je me plie beaucoup au rythme et aux idées du koala bondissant.  Mais j’apprécie pleinement ce  luxe immense.

Bientôt deux interviews…. Peut-être, bientôt, la rentrée des classes ?
Enfin on verra. En attendant, c’est l’été et j’en profite encore et encore. 

PS : l'opération "Totote à la retraite" remporte un franc succès en manoeuvre de jour. Demain, on organise une petite fête pour son pot de départ. Encore une preuve qu'il est inutile de stresser par anticipation....


jeudi 17 juillet 2014

Miss Zen a une révélation



Drôle de semaine – l’impression d’être passée dans un tourbillon.

Nous avons les clés de la maison, ma petite maison rêvée qui se concrétise avec son lot de bonnes et moins bonnes surprises.

Semaine ponctuée d’un aller-retour surréaliste à Paris mais embelli par un dîner à deux dans notre italien préféré et un petit déjeuner so Frenchy en terrasse.

Semaine ragaillardie par la perspective de deux interviews.

Semaine endeuillée – une dernière visite à ma tante avant un dernier adieu.

Une semaine charnière pourtant. Une semaine pendant laquelle j’ai réalisé que mon fils avait grandi, franchi une étape, passé un cap. Moi la mère inquiète, sur-protectrice, hyper sensible, je lâche du leste. Et j'apprend à me (re)mettre à ma juste place. 

Mon fils progresse, il prend son envol, s’enthousiasme pour des stages où il ne connaît personne, accepte de dormir chez sa mamie sans un chouinement. Révélation, soulagement : tout ne dépend pas de moi. Il évolue naturellement, sans qu’il faille tout planifier, organiser, prévoir, cadrer. 

Chaque étape a été une telle source d’angoisse : le premier repas, le passage dans le grand lit, la première séparation, la halte garderie, la propreté, etc…. Me rendre compte que finalement tout se fait naturellement, en son temps, à son rythme sans se mettre martel en tête, sans forcer, sans chercher la perfection : en restant zen.

C’est idiot mais il m’a fallu 4 ans et 5 mois pour comprendre et réaliser. 
Enfin je vous dis ça mais la semaine prochaine, j’entreprends d’arrêter la totote parce que cette étape là n’a pas du tout de l’air de se faire naturellement… Je serai peut-être un peu moins zen dans quelques jours...

En attendant, j’attends vos trucs et astuces pour dé-scotcher les afficionados des tototes de leur objet fétiche. J’y prêterai une oreille plus qu’attentive !

Passez un beau week-end sous le soleil….je nous le souhaite.



dimanche 6 juillet 2014

Miss Zen et son retro-viseur




Les grandes vacances ont commencé. Mes premières grandes vacances d'adulte !
Depuis que je ne travaille plus, je re-découvre avec joie le calendrier scolaire et ses rythmes, sans prise de tête sur « comment faire garder le koala ». Je savoure.

Mon koala a accompli une petite révolution au cours de cette année. Je ne reconnais plus le petit garçon timide et peureux accroché à ma jambe et à son doudou,  son désarroi et ses larmes contenues quand je quittais la classe. Petit à petit,  à son rythme, sans le brusquer avec des règles idiotes rigides, il a pris confiance, il a ouvert ses ailes. Il a appris à aimer l’école, il a appris à s’affirmer, à se faire confiance… Très grand bonheur.

La semaine dernière, il s’est éclaté à son stage. C’était une joie pure et limpide de le déposer, de le voir partir avec son pote sans un seul câlin de maman… Heureuse de voir mon fils heureux et autonome (enfin presque, on ne change pas un pacha complètement).

Cette année, j’ai fait ce que j’avais envie de faire. Luxe. Étrangement assez difficile à assumer.
Cette année, j’ai appris à ne rien faire, à vivre sans triple to-do liste, sans objectifs. Difficile : on ne change pas un brave petit soldat si facilement... Parfois, je flotte, je doute, j’angoisse. Alors, je vais nager. Alors, je me plonge dans un livre.

Maintenant, j’apprends à (essayer de) ne plus avoir peur.
Peur de ne plus retrouver de travail.
Peur de dire non
Peur d’imposer mes nouvelles aspirations.
Peur de la grosse, horrible, affreuse maladie
Peur d’être libre d’être moi, totalement.