jeudi 11 décembre 2014

Petit à petit, Miss Zen refait son nid




Je travaille au mileu des arbres. Quand le soleil brille, je traverse le parc pour me rendre au bureau. 
Je remonte le chemin le long des villas confortables et élégantes, je traine des pieds dans le tapis de feuilles et je fais peur aux ramiers.
 Je regarde le ciel, je respire l’odeur des arbres et de la terre mouillée.

Dans l’ascenseur, je croise une dame en pyjama avec ses chiens.

J’ouvre la porte du bureau : tout est calme. Je m’installe à côté de la baie vitrée à l’ombre du grand chêne, j’allume mon ordinateur.

Ma journée de boulot peut commencer. Un autre monde, une autre vie sans hurlements, stress, paniques et peurs.  J'ignorais que c'était possible. Une douce façon de reprendre confiance et goût au travail.


jeudi 4 décembre 2014

Petit Nid


Ceci n'est pas ma vraie maison.....



Au mois d’octobre, nous avons  emmenagé dans une jolie petite maison – on l’a décorée avec soin; on a choisi chaque meuble, chaque détail. Tout était parfait et impeccable. On cherchait certes encore les bonnes photos, les bons tableaux, les bons cadres. 

Deux mois plus tard, les vieilles fenêtres et les quatre facades se montrent fragiles face au gel du Nord …. 
On n’a toujours pas trouvé les cadres, les photos, les tableaux mais on a des dessins de St Nicolas avec sa barbe en boule d’ouates, des bricolages de tête d’âne en assiette en carton sur la cheminée, des ballons, des guirlandes. 
On a des piles de magazines et des plaids partout, des crayons de couleurs en pagaille, des playmobils comme bibelot, des animaux en plastique sous la table.

La decoration a perdu en cohérence ;  ça ne ressemble plus à mes collages sur Pinterest. 
Mais maintenant, je me sens enfin chez moi.

PS: Mon très cher Chat, je m’engage ici solennellement à poster des photos de mon home sweet home dès le printemps (càd quand il y aura un tout petit peu de lumière dehors….)

mercredi 26 novembre 2014

Joies en Vrac



La vie est parfois vache, parfois infecte, parfois révoltante, parfois bouleversante

Mais c’est la vie. Je lisais récemment “la futilité est peut-être la plus émouvante forme de courage” et aussi  Ce n’est pas en détestant le dictateur qu’on le combat le mieux, mais plutot en devenant heureux malgré lui” – phrases que l’on pourrait appliquer à la dictature du destin….

Décider d’être heureuse,  d’être contente et confiante,  de se sentir plus forte et volontaire
Cultiver son jardin en y plantant de belles et bonnes  choses

Remonter sur le dos d’un cheval, retrouver (avec douleur) de belles sensations.

Lire de bons livres et notamment “L’art perdu de ne presque rien faire” de Dany Lafferière (où j’ai pioché ces petites phrases)

Reprendre le chemin de vos blogs, me sentir “nourrie” par vos univers si personnels, si particuliers, si vivants.

Aller au théâtre à deux, manger au restau à deux…

Lire des histoires de St Nicolas, partir à sa rencontre, voir des étoiles d’émerveillement dans les yeux de mon fils. Attendre fébrilement son arrivée en se gavant de chocolat….

Rater totalement mon cake poire-chocolat – à la plus grande joie des oiseaux du jardin

Se vautrer devant de bons films du dimanche “9 mois et demi”, “Supercondriaque”, et Eyjafjallajökull. 
Rire de bon coeur, innocemment

Me sentir ni fille, ni garcon et me sentir bien

Polir quelques mots essentiels “ élégance, poésie, politesse, grâce, tenue de soi”

Un dimanche de novembre. Du soleil. De la douceur. Mon jardin en vert, jaune, roux. Des feuilles partout. Ratisser. Toucher les bogues. Remplir les sacs. Respirer.

Préparer une soupe  panais-chataignes. Humer

Regarder les catalogues de jouets à côté de mon fils- chercher des jeux de table. Se réjouir.

Tout simplement.

vendredi 21 novembre 2014

Tout doucement



Pendant de longues années, j’ai vécu au rythme des agendas, des calendriers marketing, des lancements de produits, des plans media. Je prenais mes vacances en fonction du boulot et en dehors des deux mois d’été, en dehors de tout rituel, de toute tradition. La seule vraie trêve restait les fêtes de Noël : moment priviligié pour retrouver les sensations d’une vie oubliée. Le reste du temps, je filais sur mon autoroute avec quelques étapes, très agréables mais dénuées de sens profond. Des shots de plaisir pour compenser  la stérélité et la vanité du reste de ma vie.

Maintenant, je prends soin de mes racines. Je vis au rythme des écoliers, au rythme de la nature.

Tous les matins, je rentre illégalement au pays de l’enfance en accompagnant mon fils dans sa classe . De temps en temps, je fais des gros cambriolages  dans le passé pour préparer la St Nicolas : bricolages, catalogues de jouets, visite au grand Saint. La vitalité et l’enthousiasme des enfants m’appaisent. Ma vie est bercée par le calendrier scolaire : en douceur

J’interroge la nature :  je scrute les premières gelées, la pousse du gazon, la chute des feuilles, j’anticipe le printemps, je me renseigne sur les plantations. Je vais échanger le catalogue La Redoute pour celui de Truffaut.

J’aime sentir mes racines – elles me donnent de la force et de la volonté pour tenir tête à mes tempêtes intérieures.

jeudi 13 novembre 2014

Sur la pointe des pieds





C’était l’été indien. J’ai adoré. J’ai profité. J’ai emmené mon fils se promener dans Paris. On est allé admirer les Nénuphars au Marmottan et j’ai admiré les couleurs de l’automne dans le parc du Ranelagh.


J’ai pris du temps pour m’acclimater à cette nouvelle maison, à mon nouveau travail. J’ai pris un peu de recul. Prendre le temps de se detacher, de prendre de la distance. J’apprends à perdre mon temps. J’aime papoter avec les autres mamans ; j’apprends à “ziverderer” comme on dit à Bruxelles. Parler de tout de rien, écouter la vie des autres, débrancher ma radio interne.

Envie des autres. Mais aussi envie de silence pour retrouver ma voix. Vaste programme : être soi.

Rêver de longs voyages : des cowboys, des pharaons, des élans, des Massaïs…

Applaudir mon fils quand il plonge dans la piscine ses petits bras collés contre ses oreilles, quand il s’impose dans son équipe de hockey…. Mon fils qui change, évolue, grandit et ça continue de me surprendre, de m’émerveiller….

La beauté chatoyante de l’automne, encore et toujours.  Mais où se cachent les anges …..dans les arbres, ils soufflent de la couleur sur leurs feuilles

Tenter d’atténuer ma conscience aigue de la fragilité de la vie qui me transperse encore trop souvent depuis que mon papa est au ciel.
Confiance. Force . Confiance. Détermination……….. Rêverie