vendredi 21 novembre 2014

Tout doucement



Pendant de longues années, j’ai vécu au rythme des agendas, des calendriers marketing, des lancements de produits, des plans media. Je prenais mes vacances en fonction du boulot et en dehors des deux mois d’été, en dehors de tout rituel, de toute tradition. La seule vraie trêve restait les fêtes de Noël : moment priviligié pour retrouver les sensations d’une vie oubliée. Le reste du temps, je filais sur mon autoroute avec quelques étapes, très agréables mais dénuées de sens profond. Des shots de plaisir pour compenser  la stérélité et la vanité du reste de ma vie.

Maintenant, je prends soin de mes racines. Je vis au rythme des écoliers, au rythme de la nature.

Tous les matins, je rentre illégalement au pays de l’enfance en accompagnant mon fils dans sa classe . De temps en temps, je fais des gros cambriolages  dans le passé pour préparer la St Nicolas : bricolages, catalogues de jouets, visite au grand Saint. La vitalité et l’enthousiasme des enfants m’appaisent. Ma vie est bercée par le calendrier scolaire : en douceur

J’interroge la nature :  je scrute les premières gelées, la pousse du gazon, la chute des feuilles, j’anticipe le printemps, je me renseigne sur les plantations. Je vais échanger le catalogue La Redoute pour celui de Truffaut.

J’aime sentir mes racines – elles me donnent de la force et de la volonté pour tenir tête à mes tempêtes intérieures.

jeudi 13 novembre 2014

Sur la pointe des pieds





C’était l’été indien. J’ai adoré. J’ai profité. J’ai emmené mon fils se promener dans Paris. On est allé admirer les Nénuphars au Marmottan et j’ai admiré les couleurs de l’automne dans le parc du Ranelagh.


J’ai pris du temps pour m’acclimater à cette nouvelle maison, à mon nouveau travail. J’ai pris un peu de recul. Prendre le temps de se detacher, de prendre de la distance. J’apprends à perdre mon temps. J’aime papoter avec les autres mamans ; j’apprends à “ziverderer” comme on dit à Bruxelles. Parler de tout de rien, écouter la vie des autres, débrancher ma radio interne.

Envie des autres. Mais aussi envie de silence pour retrouver ma voix. Vaste programme : être soi.

Rêver de longs voyages : des cowboys, des pharaons, des élans, des Massaïs…

Applaudir mon fils quand il plonge dans la piscine ses petits bras collés contre ses oreilles, quand il s’impose dans son équipe de hockey…. Mon fils qui change, évolue, grandit et ça continue de me surprendre, de m’émerveiller….

La beauté chatoyante de l’automne, encore et toujours.  Mais où se cachent les anges …..dans les arbres, ils soufflent de la couleur sur leurs feuilles

Tenter d’atténuer ma conscience aigue de la fragilité de la vie qui me transperse encore trop souvent depuis que mon papa est au ciel.
Confiance. Force . Confiance. Détermination……….. Rêverie

mercredi 15 octobre 2014

L'envie d'avoir envie




Tous les matins, je longe la foret pour conduire mon fils à l’école. Sur ce chemin cabossé, nous croisons des écureuils, des oiseaux, des chiens en promenade.
Ce matin, le soleil jouait les chefs opérateurs avec les arbres - des merveilleuses touches de lumière illuminaient les premières dorures de l’automne. C’était beau. J’ai souri.

Je me disais que ma nouvelle année commençait bien . Je me disais que mon année “de jachère” prennait fin, que mes vielles feuilles étaient tombées et qu’il était temps de remonter sur le carrousel des envies et des plaisirs.

J’ai envie de fêter Halloween
J’ai envie d’aller dans une ville que je ne connais pas
J’ai envie de jouer, j’ai envie d’organiser des parties de jeux (pas de bridge quand même mais si vous avez des idées)
J’ai envie de me maquiller , envie de tout revoir, envie d’aller faire un tour chez Bobbie Brown lors de ma prochaine escapade parisienne
J’ai envie de m’amuser, envie de faire ce qui me plait sans me soucier de l’avis des autres
J’ai envie de venir un peu plus souvent ici, j’ai envie de vous retrouver. J’ai reçu de si gentils messages, je n’ai pas envie de perdre de si doux échanges.
J’ai envie de revoir certaines personnes, j’ai envie d’en voir d’autres plus souvent….
J'ai envie d'être jolie......

Bref, j’ai envie. Et c’est chouette 

lundi 22 septembre 2014

Reprendre le cours de ma vie





Michel Jonaz descendait dans la boite de jazz pour oublier un peu le cours de sa vie.... 
Moi, j’essaye de le retrouver.

Je suis toujours entre deux maisons, dans une sorte de zone de transition floue à la merci de l’incompétence des fournisseurs d'internet belges….. J’ai parfois l’impression de m’être installée au fin fond du Togo. Je vous épargnerai mes périgrinations entre attente en boutique, attente au téléphone (appuiez sur 3, appuiez sur 5, appuiez sur 9 , appuiez sur # - désolée tous nos collaborateurs sont occupés, veuillez rappeler plus tard, “ah ben ça c’est curieux d’habitude ça marche”, “vous donnez quoi, une date, ah ben non c’est pas possible hein madame” ). 
Si j’avais le talent de Florent Foresti, j’en ferais un sketch hilarant mais en attendant je râle…. Si les dieux de Belgacom ou VOO (les Orange et Numéricable du "plat pays qui est le mien") sont avec nous, nous espèrons emménager vers le 5 octobre. Prions mes soeurs.

Pour relancer mon feuilleton capilaire, je vous informe avoir finalement opté pour la coloration maison L’Oreal Prodigy et je suis ravie. Certes, on devine encore quelques délicieux fils d’argent dans ma chevelure de "femme qui le vaut bien" mais le résultat est très satisfaisant et très économique.

Je reprends le chemin du bureau lundi prochain ! Ce ne sera pas le job de ma vie mais il remplit quelques cases importantes de ma “wish list” :
1     Gagner de l’argent
       A mi-temps
                 Proche de l’école d’Antoine (les bouchons bruxellois sont presque        pires que les parisiens)
               Aménageable pdt les vacances scolaires
               Joli bureau, joli cadre

Mais pas de collègues, pas d’ambiance internationale, pas de perspective d’avenir, pas super “challengeant”….. Disons que ce sera une très bonne transition entre mon burn-out, mon année sabbatique et l’envol de mon koala (= quand il ne voudra plus que je l’embrasse devant les copains ou pire qu’il ne voudra plus que je l’accompagne jusqu’à l’école).

Enfin, vous me connaissez ce n’est pas parce que j’ai trouvé un job correct que je vais arrêter de cogiter, de planifier, d’inventer, de rêver sinon je meurs !

Je reprends doucement le chemin de la piscine, des blogs, des livres, des magazines, des poèmes, des multiples listes, de la simplification ….. Bref, je reprends le cours de ma vie après un long intermède peintre, électricien, parquet, chassis, corniches, IKEA, Leroy Merlin and co. 
Ca fait du bien !

lundi 8 septembre 2014

Aujourd'hui peut-être ou alors demain .....




Je suis en apnée : l’impression de traverser un long tunnel dont la sortie ne cesse de s’éloigner.
Les travaux s’éternisent, les retards s’accumulent, les réponses tardent. Mon énergie fond.

Je déteste vivre entre deux chaises, je déteste attendre : totalement incompatible avec ma personnalité obsessionnelle .

Nous espérions nous installer le week-end dernier, ce ne sera sans doute pas le week-end prochain non plus. J’aimerais pourtant donner vie et chaleur à cette maison, voir comment on s’y sent. J’y sens de bonnes ondes mais j’aimerais y aller et plonger.

Je m’énnerve, je planifie, je tournicote, je me fatigue. Je lis à doses homéopathiques (malgré une excellent roman de Joyce Carol Oates “Les Chutes”), je ne blogge presque plus…. Bref mon cerveau tourne en rond à calculer et recalculer, à planifier et re-planifier la sortie de l’ornière !

Pour ne rien arranger, mon nouveau traitement hormonal est un désastre et mes nuits sont difficiles
Mes autres projets sont suspendus, en attente…. Et j’en ai marre .
Allez tout ça n’est pas bien grave, tout finira par rentrer dans l’odre. N’est-ce pas ?

En attendant de vous dévoiler (un petit peu) mon nouveau nid, je vous traduis un petit texte trouvé sur Pinterest qui m’aide parfois à relativiser….
“Je suis contente de….”
Payer des impôts , cela veut dire que j’ai un emploi
Ne pas parvenir à fermer mon jeans, cela veut dire que j’ai assez à manger
Devoir tondre ma pelouse ou laver mes vitres, ceal veut dire que j’ai un toit
D’entendre les gens se plaindre du gouvernement, cela veut dire que nous sommes libres de nous exprimer
Me lever tôt pour mon fils, d’avoir des piles de linge, de devoir cuisiner, cela veut dire que ceux que j’aime sont près de moi
D’entendre l’alarme du réveil chaque matin, cela veut dire que je suis vivante….

C’est un peu cliché mais parfois il est bon de se  me rappeler que l’important est ailleurs.
Belle semaine à vous !