samedi 30 juin 2007

Miss Zen du Plessis-Bellière


Les gens polis et bien élevés sont les nouveaux extra-terrestres. Vous avez remarqué: des vrais petits ovnis. Je me surprends à sursauter chaque fois que je croise un représentant de l’espèce. Je ne veux pas dire que je suis une rustre qui crache et jure mais disons que je suis «normalement» polie et bien éduquée.

Sans vouloir revenir 10 siècles en arrière ou me la jouer résidence de chasse à Chamalières, les bonnes manières j’adore ça. Je trouve ça délicieux, reposant, rassurant. Je rêve de me promener au bras de Jean d’Ormesson, écouter ce Français impeccable, cette diction parfaite, sans parler de sa culture mais bon c’est un autre sujet. Oui je sais, j’ai des rêves dignes d’Angélique du Plessis-Bellière avant qu’elle ne devienne Madame Joffrey de Peyrac mais je m’égare…
Régulièrement, je m’achète un petit guide des bonnes manières et je feuillette les règles .
J’ai déjà «Le Bonheur de séduire, l'art de réussir: Le Savoir-vivre du XXIe siècle» de cette chère Nadine de Rothschild (la première qui rigole aura une tapette), «Le guide du nouveau savoir-vivre», et j’ai aussi «Le Savoir-vivre en 365 jours».

Je ne retiens rien, je ne change rien, mais je me sens plus civilisée comme si j’avais été faire un petit tour dans les livres de la Comtesse de Ségur.

Manifestement les bonnes manières sont à la mode. Madame de Rothschild justement a ouvert une école. Et il y a aussi à Paris «La belle école» qui, je cite, « première et unique Ecole d’Art de Vivre à la française, propose des ateliers interactifs et haut de gamme de gastronomie, élégance à la française, dégustations, savoir-vivre à la française. »

Dans le cadre de mon plan d’épanouissement professionnel, il y a peut-être ici la graine d’une idée. Je pourrais m’inventer un pseudonyme ronflant - Amélie Mélanie de Cazaux Smith - et enseigner les belles manières du Grand Siècle français aux Américaines et Japonaises en mal de vernis social. Je pourrais aussi m’associer avec Le Chat et on pourrait ainsi faire du théâtre toute la journée en se prenant pour des marquises et inventer des règles totalement absurdes. Je délire, je m’emporte: excuse-moi Le Chat...Mais que dis-je (!) : "je te prie de bien vouloir m'excuser".

Je conclurai par cette règle bien utile pour repérer un rustre et un malotru : «Le baisemain ne peut se faire que tête découverte».
Avec ça, vous voilà parée….

mercredi 27 juin 2007

A mes pieds

Je les ai tellement désirées, je passais les voir tous les week-ends, je faisais une petite prière pour qu’elles ne partent pas…
Et hier c’était le grand jour, je les ai ramenées chez moi le cœur gonflé de fierté et de joie. Elles sont à moi !!!!!!

Comment vous les décrire? Une silhouette parfaite, une cambrure glamour, douces, souples, chicissiment simple – on dirait qu’elles on été faites sur mesure pour moi.
Je me suis sentie comme Cendrillon et sa pantoufle de verre – la rencontre parfaite.
Je comprends mieux que jamais l’expression « trouver chaussure à son pied »

Allez, je vous les montre :







Vous avez remarqué le petit détail à l’arrière de la chaussure, la fente sur le contrefort du talon: délicieusement sexy. Et cette petite bride…. Je suis in love.






Maintenant faut que je trouve THE adresse pour me faire raboter mes pieds de chevrette.
Gommer toutes les peaux, râper les talons, polir les ongles: je veux des petits pieds comme des jolis galets. Je lance un SOS: qui connaît une pédicure d’enfer à Paris ?????

Si le soleil pouvait revenir, afin que je puisse mettre ces petites merveilles sans risque de les abîmer sous une pluie torrentielle.

Et dire que je voudrais aussi un petit blouson en cuir… Vous pensez que Castor serait fâché si je lui servais des pâtes et du riz jusqu’à la rentrée, sous prétexte de me faire perdre quelques kilos ?

samedi 23 juin 2007

Miss Zen célibataire romantique, temporaire





Pas de frayeur, le castor n’a pas renoncé à ma douce mais éprouvante compagnie.
Mais de temps en temps, il prend l’air, soit disant pour son boulot mais c’est pour mieux me retrouver ensuite….
J’étais donc célibataire pendant toute la semaine et une bonne partie du week-end….
Ahahaha, pensez-vous: des activités croustillantes, des beuveries, des rencontres ambiguës.
Je vais vous décevoir car j’ai divisé mon temps libre entre des copines dignes de confiance, la blogosphère et et et ….la télévision.

Les copines, je ne peux rien dire, respect de la vie privée et une bonne journaliste ne saurait révéler ses sources….

Blogosphère, vous avez suivi….

Télévision : je m’en suis donné à cœur joie, j’ai pu regarder toutes les nounoulleries de mon cœur.
Oui, oui, oui je me suis fait une petite dose de Grey’s Anatomy…..oui, oui, oui j’ai couiné dans mon canapé à chaque apparition de McDreamy à l’écran

J’ai aussi zieuté le présentateur du 20h de France 2: je le trouve à croquer ce petit mignon bien propre sur lui….Vous avez remarqué les sourires charmeurs à chaque fois qu’il lance un sujet ? On dirait qu’il va nous faire une proposition malhonnête, j’en rougis presque.

Et puis je me suis fait un petit film romantique : « Petite confidence à ma psy » avec Uma Thurman et Meryl Streep.
Depuis la trilogie « Quand Harry rencontre Sally »/ « Nuit Blanche à Seattle »/ Vous avez un message » - le genre n’a guère évolué et c’est copié/collé à tous les étages.
Les mêmes scènes, les mêmes intrigues, les mêmes dialogues.

L’héroine a toujours un rhume, une grippe, elle n’en finit plus de se moucher mais elle reste ravissante et Il l’aime encore plus qu’avant.

La sempiternelle scène du restaurant, petite musique romantique, pas de dialogues: c’est la séquence muette pendant laquelle les mains se tiennent, les pieds se frôlent, les yeux sont aimantés, ils parlent avec animation et rient à gorge déployée mais on entend rien.

Après le restau, ils se dégotent toujours un petit parc privé complètement improbable, où ils sont seuls au monde au milieu des plus grandes métropoles.

Il y a toujours un copain ou une copine au physique ingrat ou avec un intellect limité – malgré toute sa bonne volonté, il ou elle ne parvient qu’à empirer la situation.

Car évidemment, il y a toujours un quiproquo qui vire à la cata et qui nous amène à l’autre poncif : le flashback mashmallow et sirupeux. A nouveau, le dialoguiste est au chômage, on nous remontre les grands moments de leur bonheur sans nuage, le tout bercé par une bande son de chanteuse à grosse voix qui hurle son malheur. C’est ce qu’on appelle "envoyer les violons".

Après c’est le Happy End ou pas.
Je ricane mais à chaque célibat, je ne résiste pas je me loue une petite comédie romantique copié/collé et malgré tout je savoure.

Les 7 ..... de ma vie

Vanessa a besoin de tout notre soutien : elle vient de finir ses examens, une horrible multinationale l’oblige à reprendre son petit boulot et pas de repos en perspective car elle a décroché le job de sa vie…
Mais pourquoi donc que je vous raconte la vie de Vanessa ? J’ai décidé de la soutenir car dans un moment de fatigue et de distraction, elle m’a encore taguée sur le sujet des 7 secrets….ne voulant pas la forcer à partir à la recherche d’une 7ieme victime, j’ai décidé d’accepter la commande. Seulement, je ne peux absolument plus rien révéler de vraiment intime ou les R.G et les Mœurs vont mettre mon blog sous contrôle judiciaire.

Je vais donc vous parler des 7 livres de ma vie :


Petite : je me partageais entre Martine, Eloise et Lili. J’étais déjà tiraillée entre la « good girl » et la « bold girl », toute l’histoire de ma vie.

Ado, j’ai visité le Brésil dans les livres de Jorge Amado. Je les ai tous lus, des pages truculentes, bariolées, sensuelles, baroques. J’adorais aussi Zola et Simone de Beauvoir. J’ai dévoré deux fois « Les mémoires d’une jeune fille rangée ».








Mon premier livre en anglais, « Gatsby le Magnifique », que d’élégance dans son chagrin, de dignité dans son désenchantement… oooh Gatsby.
Et cette dernière phrase inoubliable : “Gatsby believed in the green light, the orgastic future that year by year recedes before us. It eluded us then, but that’s no matter—tomorrow we will run faster, stretch out our arms farther. . . . And then one fine morning—
So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past”
"Gatsby croyait en la lumière verte, en l'extatique avenir qui d'année en année recule devant nous. Il nous a échappé ! Qu'importe ! Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin… Et un beau matin… C’est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé"

Je dois quand même citer “L’étudiant étranger” de Philippe Labro qui a renforcé mon envie de partir étudier aux USA.



Et puis justement, je me souviens du moment où j’ai acheté « Le cœur est un chasseur solitaire », c’était à NY au Barnes & Noble d’Union Square. Je l’avais en main et une vieille dame m’a recommandé de l’acheter. Mick, l’étrange jeune fille au cœur du roman, c’est un peu moi, ma part secrète.


"Ecoute-moi" de Margaret Mazzantini, c’est un livre qui correspond à une période assez sombre de ma vie, et du coup je crois que j’ai partagé la chute du personnage principal, Timotéo, avec une intensité douloureuse. C’est une histoire d’amour sans amour, c’est une histoire sur le dégoût de soi. C’est l’histoire d’un homme qui un jour dérape et n’en finit plus de se perdre. Un jour, on cesse de croire que l’on gère sa vie comme son agenda , j’ai appris ça au côté de Timotéo.


"Dalva", de Jim Harrison : tout dans ce livre est à la mesure des grands espaces de l’Ouest américain : une grande fresque romanesque autour du destin d’une femme passionnée, tourmentée, et libre. Il y a du Karen Blixen dans cette femme mais plus sensuelle, plus drôle, plus épique.

jeudi 21 juin 2007

Au bon bout du monde


À Genève, il y a un bus dont la destination est « Bout du Monde ». Je me demande où c’est le bout du monde à Genève. Un jour, je laisserai mes maquettes, mes dossiers, mon ordi, je descendrai du taxi et au lieu d’aller en réunion voir les clients, je monterai dans ce bus….

Tout ça pour vous dire qu’aujourd’hui Miss Zen est fatiguée de sa réunion, de son voyage, des énormes bouchons sur le periph : pas de fête de la musique pour Miss Zen.

Du coup, je vais vous proposer une coupure pub. J’ai découvert cette petite merveille sur le site de Miss Hello : des spots TV pour la Peugeot 1007. Je vous rassure, la Peugeot je m’en tape, je ne jure que par ma chtite Smart. Mais dans ces spots, il y a Virginie Hocq….l’humoriste belge dont je vous avais déjà parlé.C’est tout simplement RIGOLO –cette fille est parfaite dans son rôle de bourgeoise désinhibée et un peu loufoque. J’aime son humour décalé et jovial, son accent, ses mimiques. Bref, ce ne sont pas des spots mais des petits bijoux, des petites douceurs comme un fou rire idiot entre copines. D’ACCORD, je suis peut-être pas tout à fait objective mais voyez-vous aujourd’hui, je n’en ai pas vu beaucoup des rigolos….

http://www.peugeot1007.fr/
Inutile de relever que je ne sais pas insérer directement les spots, j’attends les ateliers du Nuage des Filles : « je maîtrise mon blog »

Et maintenant, allez hop au lit avec un bon bouquin dont je vous parlerai bientôt, un bon CD (Ella Fitzgerald ou Astrud Gilberto ?) – la Fête de la Musique version Miss Zen.

mardi 19 juin 2007

The Proud Sponsor of Miss Zen



Je profite du succès mondial de mon blog (Paris- Bxl-Liège-Lyon) pour passer un appel.
Dans le cadre de mon projet « épanouissement professionnel », je cherche un(e) milliardaire philanthrope, un mécène, un sponsor pour me soutenir dans ma mission.

Je recherche des fonds pour m’assurer un petit revenu qui compenserait mon miséreux salaire de pigiste débutante et pour financer mes ateliers d’écriture journalistique au CFPJ de Paris.

Le sponsor s’engagera à couvrir les frais suivants :
- Produits de beauté (en attendant de les recevoir des marques)
- Les livres (en attendant de les recevoir des maisons d’édition)
- Un ou deux voyages par an (en attendant d’être invitée par de grandes entreprises ou des laboratoires pharmaceutiques ou des compagnies aériennes)
- Les fringues et les chaussures (en attendant de les recevoir de mes futures copines rédactrices de mode et mes meilleures amies des bureaux de presse)
- Les cocas lights, les verres de Chablis et/ou St Nicolas de Bourgueil pour les RDVs copines : une bonne journaliste doit avoir un bon réseau.

Afin de me positionner en journaliste crédible, les accessoires ci-après (voir aussi l’illustration) me semblent indispensables pour asseoir ma réputation de « jeune » journaliste ambitieuse mais intègre :
-La Rolex Oyster ou l’Hermès Cape Cod (je suis assez flexible)
-Le bracelet Peretti de chez Tiffany’s
-Le sac Birkin de chez Hermès (le grand modèle en cuir souple –je ne peux pas accepter le petit modèle qui ferait trop femme oisive)
-Les 3 petites pièces de la Kate Moss Topshop collection (si jamais je suis invitée à suivre la Famille Royale de Belgique en vacances pour un reportage exclusif Madame Figaro)
-Les shoes à talons Atelier Mercadal (pas de photo, je garde le modèle top secret pour un gros scoop le premier jour des soldes).

Je précise au sponsor que sa généreuse donation ne se fera sans aucune contrepartie de Miss Zen, autre qu’un travail acharné pour le rayonnement de son petit talent de journaliste.
J’étudierai chaque proposition avec diligence et magnanimité et je promets une réponse rapide à chaque candidat(e). Dans l’impatiente attente, d’entamer notre fructueuse collaboration, je m’en vais brûler un petit cierge….

dimanche 17 juin 2007

Beaucoup de bruit pour rien

Je suis agacée et pas seulement par cette météo si peu printanière.
Tous ces magazines commencent à me chauffer les oreilles et ça vaut aussi pour mon ELLE adoré.
Tous ces clichés, ces portes enfoncées sur Cécilia Sarkozy me hérissent le poil : Cécilia et Jackie, Cécilia et la modernité, Cécilia et sa différence…..

Cécilia est certes beaucoup plus jeune, plus mode, plus informelle que Bernadette. On l’a dit et redit, c’est une nouvelle génération qui arrive au pouvoir. C’est un fait pas un accomplissement.
D’ailleurs, Cecilia est-elle de par sa jeunesse automatiquement plus intéressante, plus intelligente que Bernadette ? L’avenir, nous le dira.

J’ai déjà épilogué longuement sur Cécilia et Jackie qui est à mon avis une comparaison totalement foireuse. Certes, le modèle de First Lady inventé par Jackie était moderne au début des années 60. Mais qui a-t-il de si moderne, de si différent aujourd’hui chez Cécilia ?



Vivre dans l’ombre sur-médiatisée de son mari et s’octroyer des rôles improbables de conseillère diplomatique ? Débarquée au G7 avec équipe personnelle dans un grand tralala et pseudo révélation sur sa vision de son rôle et puis s’éclipser deux jours plus tard pour raison familiale (les 20 ans de sa fille) ? C’est très honorable qu’elle souhaite être au côté de sa fille mais il aurait peut-être mieux valu éviter toute cette esbroufe. Car Cécilia a tout simplement très bien joué le rôle archi-classique d’épouse d’un grand de ce monde. C’était digne de « Jour de France ».

Par contre, j’ai toujours trouvé Cherie Blair, très moderne, elle qui n’a pas abandonné sa carrière, construite toute seule et qui a maintenu son indépendance… Mais, elle était tellement moins photogénique car elle n’avait ni l’allure, ni la beauté, ni la moindre fashion étiquette.





Je suis aussi extrêmement intéressée par Michelle Obama, la femme de Barak Obama, candidat à l’investiture du parti démocrate pour l’élection présidentielle aux USA. Voilà une femme qui éveille ma curiosité. Elle a le cerveau (doublement diplômée de Princeton et Harvard) et le charisme (une des 25 femmes les plus inspirantes des Etats-Unis selon une liste établie par le magazine Essence). Elle explique très clairement que la politique n’est pas sa passion et qui si cela avait été le cas, elle l’aurait choisi comme carrière. Michelle Obama est actuellement responsable de la communication extérieure des Hôpitaux de Chicago mais aux dernières nouvelles, elle envisageait de démissionner pour maintenir une vie de famille aussi normale que possible pendant la campagne. Voilà, c’est pas compliqué, elle fait des choix.
Et elle ne fait pas de mystère : non ce ne serait pas son idéal de vie de devenir First Lady, mais elle assumera et assurera. Et de fait, on sent chez cette femme une détermination, une force, une énergie et une volonté qui semblent cruellement manquer à Cécilia.

Tous ces atermoiements, ces questionnements et simagrées me laissent pensive et exaspérée car ce ne sont pas les sujets de société ou les options qui lui manquent.
Je n’attends donc rien de très époustouflant de la part de Cécilia Sarkozy. Et peut-être qu’elle-même n’aspire qu’à une vie la plus normale possible, un peu en retrait du cirque médiatique. Et, ce serait un choix respectable. Mais par pitié, en attendant qu’on arrête « tout ce bruit pour rien ».

samedi 16 juin 2007

Une petite honte est si vite oubliée



Le Chat me fait plancher sur un nouveau sujet. Je viens de lire qu'Aurelia (inthecity.hautetfort.com) enfonce le clou – je suis donc dans l'obligation de vous confier mes 7 secrets.
J’avais déjà révélé 5 petites confidences pour ma rédactrice en chef favorite, Cel.
Ça va finir par devenir gênant ….

À 7 ans, j’étais une mangeuse d’homme – j’étais amoureuse de Xavier V, Mathieu D et Giuseppe C, les 3 en même temps… Ceci dit, j’ai recroisé le mignon Giuseppe dans un Thalys : elle avait l’œil la Bouboule (le pseudo de votre Miss Zen à l’époque, bien que j’étais maigre à faire peur).

J’ai volé « Le journal de Véronique - La cabane » à la bibliothèque de mon école primaire, privant ainsi des générations entières de ce monument littéraire.

J’ai couché avec mon boss et je n’en dirai pas plus.

J’ai intégralement copié sur mon voisin à l’examen de Statistiques… Rien ne venait de moi…

Je dors encore avec mes peluches et mon Castor garde le sourire.

J’ai dansé la Lambada avec les danseurs du groupe Kaoma (si, si c’était leur nom), ivre morte et je suis passée au journal de 20H, enfin celui de 19h30, sur RTL – la deuxième chaîne belge.

Mais ne me prenez pas pour une fille de la Night, j’ai toujours détesté ça… Il fut une époque où je suivais par jalousie mon Roméo dans le temple de la nuit chic bruxelloise mais je passais ma nuit chic dans les toilettes. Madame Pipi devait être persuadée que je me shootais bien que, comme Le Chat, je n'ai jamais approché le moindre pétard...

Voilà, j’espère que vous reviendrez malgré tout sur mon blog…..

mercredi 13 juin 2007

Qui croire ?



« Le bonheur, c’est d’avoir pour métier sa passion». Cette phrase de Balzac me laisse pensive…..

C’est sans doute vrai: se lever chaque matin la fleur au fusil, le cœur à l’ouvrage et l’envie de relever toutes les difficultés sans penser «fait chier», «m’emmerde», «quelle connerie».

Mais pour atteindre le Graal professionnel, il faut avoir identifier sa passion.
Trois cas de figure :
1) Vous êtes tombée dedans petite et vous êtes née sous une belle étoile: depuis votre plus tendre enfance, vous saviez que vous vouliez être présidente, Claudette, journaliste…
Et le ciel vous a souri, vous êtes Nicolas Sarkozy, Victoria Beeckam, vous êtes Alix Girod de l’Ain, vous respirez le bonheur….
2) Vous êtes tombée dedans petite, mais le ciel ne vous a pas souri : vous vouliez être avocate, danseuse, femme au foyer mais vous n’avez jamais réussi à passer le barreau, vous mesurez 1,87m ou vous n’avez pas de mari. Pas de bol et maintenant vous faites quoi ?
3) Vous êtes tombée dans rien du tout, vous avez sautillé d’une case à l’autre. C’est mon cas, je reprends :
À 8 ans, je voulais être détective.
À 12 ans, journaliste
À 16, cavalière professionnelle
À 18 ans, brésilienne
À 20 ans, la femme de JFKjr
À 25 ans, tendanceuse
À 35 ans, bloggeuse – disons retour à la case 12ans.

Bon je plaisante, il y a quand même 3 grandes tendances : les chevaux, les livres, la peinture.
Ce qui m'amène à rêvasser à toutes ces belles vies : libraire, muséographe, restauratrice de tableaux, sellier(e) et bottier(e) - (mais chez Hermès, hein, pas dans un atelier pourri), propriétaire d’un haras….. et puis je trouve plein de raisons pour ne rien faire.

Parfois je me dis que le bonheur, c’est d’être capable de savourer ce qu’on a, l’instant présent, d’être capable d’être dans le «Now» pour parler comme JC Vandamme. Et parfois je me dis que c’est rien qu’une excuse qui m’empêche d’aller plus loin.

Alors, sur la route du job de ma vie, je préfère penser à la phrase de Winston Churchill : « Les succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

lundi 11 juin 2007

Miss Zen aide Alix Girod de l’Ain



Pssss pssss les filles, je crois qu’Alix Girod de l’Ain (le docteur AGA herself, the famous journaliste) copie sur moi……
Et pourquoi je dis ça … vous n’avez pas vu le ELLE de cette semaine, page 82 « elle est où ma crise ? » Et ben, ça vous ne rappelle pas mon post de jeudi ?
Hein qu’elle copie sur moi ? Quoi ?! Une SIMPLE coïncidence?? Non non il n’y a pas de hasard …
Je sens qu’elle va m’écrire pour que je devienne son assistante…. C’est très clair, je l’inspire vachement. Je crois que maintenant, c’est limpide. Pardon ? Faut que quoi ? Que j’arrête de me faire un film…. Pfffff si on peut même plus rêver un peu, allez je boude.

Non, allez c'est pas vrai: Miss Zen ne sait pas bouder mais qu'est ce qu'elle aime rêver!

dimanche 10 juin 2007

Petits bonheurs de week-ends



Vendredi soir, j’attrape le Thalys de justesse. Assise sur un strapontin, je lis une histoire horrible : dans certains ordres religieux, les sœurs ou les moines ne peuvent posséder que 9 objets. Je ne me rappelle plus des détails tellement cette histoire m’a foutu la trouille.
Rapide calcul mental : mon ordi, ma Smart, mon appareil photo, mon iPOD, mes cahiers de note et de collage, ma montre, mes lunettes, mes baskets Asics, mon vieux chat en peluche tout pelé, mes livres et j’ai même pas de vêtements, ni même une pauvre brosse à cheveux. Rien que pour courir, j’ai besoin de 2 soutifs. J’ai mis tout le samedi à m’en remettre….

J'ai repris pied en achetant un joli pull pour mon castor et un magnifique bouquet de fleurs* pour ma cousine. J’assouvissais ainsi mes pulsions consuméristes tout en étant altruiste.
* pour les Bruxelloises, chez Hélliantus, chaussée de Waterloo, vers le Prince d’Orange.

Comme toujours, je peux compter sur le ELLE pour me remonter le moral. Deux annonces majeures : la fin du slim (on va enfin pouvoir manger) et le glas du cynisme au profit du romantisme.
Et puis je lis une phrase au sujet de Victoria Beckham (qui fera aussi rougir de plaisir Le Chat) : «la vacuité de Posh se voit même dans son ventre, creux comme sa conversation».

La victoire de Justine Henin : la Belgique produit à intervalles réguliers des champions qui permettent à la Brabançonne (notre hymne national) de ne pas tomber complètement dans l’oubli et au pays de garder un semblant d’unité. Je n’ai aucun atome crochu avec Justine, mais elle a du mérite et pas que sportif. D’abord, elle a eu le bon sens de divorcer de son couillon de mari.
Mais surtout elle ne cherche nullement à plaire : sa casquette éternellement vissée sur son visage pâle, ses t-shirts qui écrasent toutes traces de féminité. Elle ne cède pas un millimètre aux sirènes du marketing, rien ne le fera dévier de sa trajectoire. Au fond, Justine semble ne vouloir plaire qu’ à une seule personne : sa maman qui est au ciel.

Dimanche, c’était la fête des pères en Belgique : déjeuner au jardin avec mon papa et la smala- PRICELESS

jeudi 7 juin 2007

Quarter-life quoi ?


La vie serait-elle une longue série de crises ?

Ça commence avec la crise du « non » vers 3 ans, les petiots s’affirment. J’ai du y passer.

Ça reprend à l’adolescence, toujours en quête de plus d’affirmation (avant de laisser tomber pour toujours ?). Je suis passée au travers, avec quelques bleus au cœur et pas trop de boutons.

Il y aussi la mid-life crisis qui se produit généralement vers 40/45 ans. Ça y est, on a rempli toutes les cases imposées : carrière, mari, bambins, labrador, maison, résidence secondaire, TV écran plat, frigo américain, le pashmina, le sac Darel –la vie est belle …..sauf que Madame et Monsieur s’emmerdent….Les rêves de jeunesse sont morts et enterrés sous l’autel de la réussite. Arrive généralement l’amant ou la maîtresse pour remettre un peu de sel dans ce panorama.
Je verrai bien comment je m’en tirerai. J’espère dans la lignée de l’adolescence : quelques petits bleus à cause du bambin et pas trop de rides.

Mais on m’annonce une autre crise : la quarter-life crisis ??????
Merde alors, je pensais être tranquille toute ma trentaine. C’est quoi cette crise, ça consiste en quoi ?
Pourquoi pourrait-on bien criser aux abords des 30 glorieuses ….
Peut-être because :
pas de mec
pas de carrière ou trop de carrière
pas de bambinos ou trop de bambinos
un studio et pas de garage -:)
un acné certes juvenil mais non assorti à la ride du lion
trop de sacrifice pour se payer le Darel.
plus de temps pour les rêves
trop de lovers et pas assez d’amour
les passions qui ne remplissent pas le frigo
la première ride, le premier cheveu blanc
le boss qui vous colle une réunion à 17.30 alors que vous avez un train à 18.20
trop fatiguée pour faire vivre son blog et trouver des idées

Très chères blogo-supporters, merci d'aider votre devouée Miss Zen à compléter la liste. Soit je suis déjà trop claquée par une semaine de travail, soit je préfère voir le verre à moitié plein...

mardi 5 juin 2007

Schopenhauer et le psy


Si vous aimez le magazine Psychologies, vous allez aimer ce livre.
Faut aimer le genre mais dans le genre, c'est très intelligent et très bien écrit.
Si vous avez été un jour tenté par "Soyez heureux en 12 leçons-L’art du bonheur" ou "La joie est au bout du chemin- en 8 minutes par jour", investissez plutôt dans ce bouquin.

Le titre est assez maladroitement traduit en français par "Apprendre a mourir-La méthode Schopenhauer". C’est à se demander si l’éditeur avait lu le livre.
Ce n'est pas une méthode, ni un manuel, c'est un roman.
Le « pitch »: Julius Herzfeld, brillant psychothérapeuthe apprend qu'il est atteint d'un cancer et que ses jours sont comptés. Il repasse sur sa vie en accélèré et se souvient d'un de ses patients qu’il n’a pas pu guérir : Philip "sexual addict" (= un gros cochon pas gentil avec les nanas).
Je fais court: il part à sa rencontre et lui propose de participer à son groupe de psychothérapie qui inclut une gentille bande d'éclopés, complexés, hystériques en tout genre. C'est assez souvent drôle, mais c'est aussi touchant et, je l'ai déjà dit, intelligent.
Ce n'est pas de la psycho de bazar et ce n'est pas le manuel du bonheur. C’est un livre qui nous interroge non pas sur la mort mais sur la vie : « comment vivre ? » . Qui peut nous aider à vivre au mieux, à nous épanouir : la psychologie, la philo ? - pas de réponses toute faites mais quelques propositions ou suggestions.

Je regrette les passages biographiques sur Schopenhauer: c'est bien pour notre culture générale, mais ça coupe un peu l'ambiance et le rythme. La brochette de personnages est fantastique avec un bémol pour Julius, le psy, un peu trop lisse, pas assez de bosses sur son existence.

Donc voilà, c’est à vous de voir :
« Apprendre à mourir-La méthode Schopenhauer » –Irvin D.Yalom, Galaade Editions et sinon sur Amazon en VO « The Schopenhauer cure »

dimanche 3 juin 2007

Cécilia et moi


Cécilia et moi, on a un point commun : on déteste notre job.
Ce qui me console, c'est que pour elle, c’est parti pour 5 ans. Je sais, ce n’est pas gentil.
Mais je veux bien l’aider.
Comme tous les magazines féminins aiment déjà la comparer à Jackie (un peu vite et légèrement d’ailleurs), Cécilia doit savoir que Mme Kennedy a aussi eu quelques difficultés à s’adapter à son rôle de First Lady. La White House était une vieille bicoque poussiéreuse et impersonnelle: trop de domestiques, de service secrets, de photographes et d’intrigants.
Mais, très vite, elle s’est trouvé une mission : restaurer le patrimoine et la splendeur de la Maison-Blanche. Ensuite, elle a donné un vernis culturel à l’administration de son mari. Somptueuses réceptions avec de prestigieux invités : musiciens, auteurs, prix Nobels et même notre André Malraux.
Bon, tu vois Cécilia, toi aussi tu peux trouver un rôle à ta mesure.
Il me semble que l ‘Elysée est en bon état mais question culture, c’est le grand vide de la campagne et quand on voit les invités de ton mari à la petite sauterie post-victoire : Mireille Mathieu, Johnny,… Eh ben Cécilia, c’est pas gagné….
Et puis il y a tes filles – faut déjà leur dire d’arrêter de se déguiser en Paris Hilton pour les photos officielles. Là aussi, tu as un chantier: faudrait leur trouver une vocation (autre que shopper). Si vous voulez jouer aux Kennedy, va falloir assumer, parce que chaque membre du clan avait une mission pour le bien public : Bobby a la justice, Eunice pour les handicapés, une autre pour les civils rights…. Bon, tu fais comme tu veux…
Mais s’il te plaît, souris un peu, ça n’ira pas plus mal pour autant. Et puis tu verras, toi et moi, un jour on trouvera notre vocation…On pourrait même commencer une fondation.

samedi 2 juin 2007

C’est quoi cette tronche ?



A gauche, Hélène Grimaud – plus bas, Hélène Grimaud. Je précise parce que sur la photo Mont Blanc, je ne l’avais pas reconnue, enfin pas tout de suite…






















Mais franchement, qui est l’aveugle qui a conçu cette campagne pour Mont Blanc ?
C’est raté et laid. D’abord qui a eu l’idée saugrenue de faire porter des lunettes aux plus beaux yeux du monde ? Vous me direz si on avait vu ses yeux, on aurait plus regardé les lunettes. Mais il aurait peut-être mieux valu…c’est quoi ces montures de veuve texane alcoolique ?
Et ce chemisier ? En soie noire ? La dernière fois que quelqu’un a porté ça, c’était Sue Ellen dans un des derniers épisodes de Dallas.

Je ferme les yeux sur ce faux-pas. Car j’aime beaucoup Hélène Grimaud, j’ai énormément d’admiration pour cette femme exceptionnellement intelligente, douée, sensible, et belle (et un tout petit peu énervante)
D’abord parce que si je ne devais plus écouter qu’une seule musique pour le restant de mes jours, je choisirais son interprétation de Rachmaninov, Piano Concerto No2. Je n’y connais rien à la musique classique. Mais cette musique, c’est la vie. Elle console, apaise, enchante, transporte…..

Et ensuite parce que j’ai adoré son premier livre (oui oui en plus elle écrit…) « Variations Sauvages » - j’avais noté cette phrase que je relis souvent : «J’ai acquis petit à petit cette harmonie intérieure lorsque j’ai accepté mes contradictions, lorsque j’ai compris que certains êtres ne sont pas un, mais un puzzle d’aspirations contraires et qu’il est suicidaire, voire mutilant de renier l’une des pièces au prétexte de vouloir ressembler a une norme imposée par un modèle, mais quel modèle, celui de la petite fille qui épouse le gendre idéal et reproduit le modèle en 2 ou 3 enfants ? »

Impossible de faire descendre Hélène de son pied d’estale mais elle devrait virer son agent et le remplacer par …Moi ?