J’ai donc rencontré un de ces rares représentants de l’espèce humaine dans le Périgord.
Cet homme a photographié tout ce que la France et le monde a compté de célébrités, de beautés, de pouvoir : Mitterrand, Delon, Bardot, Dalida, Pierre Lazaref, Brel, Rita Hayworth, Capucine, Jeanne Moreau, Ben Gourion, Géraldine Chaplin, Françoise Dorleac, Erol Flynn, Joséphine Baker, Piaf, Marcel Cerdan…


Il a travaille pour le ELLE ou il a connu Hélène Lazareff et Françoise Giroud avec laquelle il a continué de collaborer à l’Express, il a vu débuter Philippe Labro, il a contribué au lancement du VSD, il a signé des photos qui ont berce mon adolescence.

Ses photos sont comme des poèmes, des refrains qui nous enchantent et nous bercent. Les femmes sont sublimées dans toute leur grâce – encore une fois pas de trivialité, pas de facilité, pas de clinquant.


Dans ses portraits d’homme, on retrouve leur part d’enfance, la petite faille cachée derrière le succès, le pouvoir, la gloire.

Quand il en a eu assez du carrousel parisien, il a imaginé et réalisé au détail près la maison de mes rêves. Il y vit désormais en osmose complète avec cette bâtisse, cette nature qu’il a su magnifier et cette région qu’il connaît comme la paume de sa main. Il semble tout étonné de l’intérêt qu’on porte à sa vie, à ses photos, à ses histoires. Il dit qu’il a essayé de faire des belles images simplement, de s’entourer de belles choses et de profiter de la vie. Il ne parle pas de toutes ces femmes qui lui ont permis de construire de si belles images. On devine une vie bien remplie, on devine encore le grand fauve qui d’un coup d’œil évaluait sa proie et d’un coup de griffe lui prenait son cœur.
Je ne risque pas d’oublier ce grand Monsieur, sa gentillesse, sa disponibilité et son talent pour la vie.
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