mardi 27 novembre 2007

Ce n'est qu'un au revoir



Chères bloggeuses l’heure est grave: Diabolo et Satanas m’expédient à Moscou en ce 25 novembre. C’est ce que j’appellerais un coup bas, car après m’avoir fait miroiter une semaine à NY pour formation, ils décident que finalement je serais « plus rentable » à Moscou.


Après recoupement d’informations, la température locale est de –12 degrés et en Celsius encore bien. Si j’ai un conseil à vous donner: ne jamais se fier aux informations données par la météo de Yahoo qui indiquait un triomphant moins 2. Alors que ma collègue moscovite m’annonce des températures de Viking dans la tempête. J’ai choisi de faire confiance à cette collègue et je suis équipée comme Nicolas Vannier: petit Dammart, collants, gants, étole, chapeau, doudoune, cold cream…..




Voilà que Miss Zen est autorisée à sortir de son placard pour rejoindre la Sibérie ou à peu près. J’ai le choix: mourir par choc hypothermique ou être enlevée par la Mafia, voire dissoute dans la vodka…. Si j’arrive à dégourdir mes doigts, je tenterai de prendre quelques photos, et si je suis autorisée à sortir de l’hôtel voire de la salle de réunion, je vous raconterai mes aventures au pays des Soviets.


Je suis quand même impressionné : Moscou, la Russie, l’URSS, la Place Rouge, Leonid Brejnev et ses sourcils, le KGB… J’ai grandi dans un monde bipolaire : les gentils Américains et les méchants Russes. Quand on voyait le visage de Brejnev apparaître en noir et blanc sur l’écran de TV, on tremblait comme si Fantômas lui-même était entré dans le salon Je crois que je ne me suis pas tout à fait remise de 15 ans de propagande yankee.




Depuis lors, j’en ai rencontré des Russes. Bien entendu, ils ne sont pas méchants, mais ils ne sont pas chaleureux non plus. Cela prend de longues années pour établir une relation. Et je ne sais pas si vous avez déjà fait une présentation devant une assemblée russe, mais c’est toujours un moment de grande solitude. J’ai toujours la sensation que quelqu’un a appuyé par inadvertance sur pause et que toutes les réactions sont bloquées. À la fin, ils applaudissent et vous félicitent mais on en sort quand même un peu ébranlée comme une chanteuse d’opéra qui aurait la désagréable impression d’avoir chanté faux.

Les filles pensez à moi pendant ces quelques jours. J’ai programmé un message pendant mon absence – je pourrais peut-être me connecter et vous donner de mes nouvelles……
Ce n’est qu’un au revoir mes sœurs.

samedi 24 novembre 2007

La fille qui m’énervait.

Vous allez très vite comprendre pourquoi je suis énervée . Un indice, un seul: cette fille couche avec lui…..








Cette fille, c’est Ellen Pompeo alias Meredith Grey pour celles qui ne seraient pas encore accros à Grey’s Anatomy. Si vous êtes normalement constituée, avec une libido même inférieure à la normale, vous devriez avoir désormais très envie de vous plonger dans les intrigues cartlandienne du Doctor Sheperd, chirurgien neurologique et de l’apprentie Doctor Grey.

Cette fille ne fait rien que m’énerver pour 3 raisons très simples :

1) Elle s’envoie en l’air avec cet über sexy jeune (mais pas trop) hidalgo des blocs opératoires dont il m’est déjà arrivé de rêver la nuit– inutile de souligner qu’il est éperdument épris de cette jeune beauté fraîche, ce qui m’amène directement au point 2.
2) Elle est donc interne, elle bosse 14 heures sur 12 à un rythme effréné, entre pontage cardiaque, xenotransplantation et greffe neurologique. Elle ne dort plus depuis le 3ieme épisode car elle passe TOUTES ses nuits dans le lit de son boss (enfin, techniquement parlant: on ne va pas non plus rentrer dans les méandres des organigrammes hiérarchiques des grands hôpitaux!). Et pourtant, elle ressemble à ça :


et c’est vraiment injuste de faire croire qu’on peut s’envoyer en l’air toutes les nuits, bosser à fond sans RTT, ni week-end et rester fraîche comme une rose. De quoi j’ai l’air moi, avec mon teint palot rosacé et les poils qui me servent de cheveux? Et j’en fais quoi de mon excuse « jebossecommeunefolle jsuisclaquée » ?

3) Les producteurs n’ont pas poussé le vice jusqu'à nous la transformer en fashionista –qu’on se le dise: Meredith Grey, entre l’hôpital et ses nuits de travaux pratiques, elle n'a plus le temps de shopper ou alors uniquement sur le catalogue J.Crew. De toutes façons, Meredith, la plupart du temps, elle porte un truc comme ça ……


D’où ma troisième crise de nerf: Meredith elle a même de l’allure avec sa charlotte sur la tête….. Il suffit qu’elle enfile un petit imper sur un jeans ou un petit col roulé noir tout simple et immédiatement elle a une allure folle, entre Charlotte Gainsbourg et Françoise Hardy.















Et pourtant, je ne saurais me passer de ses aventures que je déguste comme un grand cru de Haut-Brion. Je viens seulement de finir la saison 1. D’abord, parce que je déguste comme je vous le disais, et ensuite parce que mon castor n’adhère pas du tout à mes délires à l’eau de rose. Je regarde uniquement en son absence comme si je rejoignais mon amant assorti de son encombrante maîtresse. Pas rancunier, le castor m’a déjà offert la saison 2 en prévision de ses prochains voyages. Et d’après ce que j’ai compris, il se pourrait bien que Miss Meredith attrape ses premières cernes et quelques jolies rides au coin des yeux. Allez, dans mes bras Docteur M. Grey: moi non plus je ne suis pas rancunière.

jeudi 22 novembre 2007

Les intuitions de Miss Zen



Rassurez-vous, je ne vire pas rebouteuse, druide ou sibylle mais, au plus le temps passe, au plus je crois aux intuitions. Vous savez «la première intuition est toujours la bonne», je ne pense pas que ce soit un cliché. La vie m’a bien des fois démontré que j’aurais dû plus souvent me fier à mes intuitions. Mais voilà, on se dit «arrête tes conneries, sois plus rationnelle, t’emballe pas, réfléchis, tu juges sur des préjugés».
Finalement, on s’aveugle car il faudrait souvent faire plus confiance à son cerveau "émotionnel", à son premier feeling. Mais si vous n’avez aucune intuition, je peux vous aider :
Ne jamais faire confiance à un mec qui porte une veste en pied de poule…
Mais, curieusement, vous pouvez généralement faire confiance à un type avec des lunettes rouges.
Ne jamais accepter de bosser pour un mec qui a les cheveux coupés en brosse, possède 3 agendas et a une marque favorite de parapluie....

Mes exemples peuvent paraitre idiots mais ce sont ces petits détails sur lesquels votre cerveau flashe comme pour réveiller votre inconscient, vous mettre en alerte.
Vous allez me dire: mais ce n’est pas de l’intuition, c’est du bon sens. Peut-être, mais justement n’avons-nous pas perdu notre bon sens, notre girouette interne n'est-elle pas devenue folle dans nos vies citadines, envahies par le bruit, les objets, les envies, les horaires ?

Et puis surtout, nous avons appris à ignorer nos intuitions, à ne pas les honorer, à les associer à des idées de "bonne femme". Notre société, notre système éducatif valorisent la rationalité, l’analyse, la pensée cartésienne au détriment de notre part de créativité, d’irrationnel. Il faut être à tout prix objectif et logique.
Ne sommes-nous pas en train de nous anesthésier à force d’être RAISONable?
Il faut parfois laisser la place au coeur car je crois fermement à cette citation d'André Suares: "L'intuition est une vue du coeur dans les ténèbres."

Et vous c’était quand la dernière fois que vous avez regretté de ne pas avoir écouté votre petite voix intérieure ?

dimanche 18 novembre 2007

Les gens du Nord




Je suis née dans un petit pays, plat, pluvieux et provincial. Je suis née dans le pays de Tintin, de l'Art Nouveau, des croquettes aux crevettes, de Magritte, des créateurs anversois, de Jacques Brel et des frites....
Demain, ce petit pays n’existera peut-être plus et ce n’est pas la dernière des blagues belges: le pays n’a plus de gouvernement depuis des mois, les Flamands et les Francophones ne veulent plus vivre ensemble, fin du compromis à la Belge.
Et cela me fait tout drôle d’envisager la fin du pays de mon enfance.

Je n’y habite plus depuis de longues années mais je me sens absolument Belge.
Mais vous me direz : c’est quoi être Belge ? Difficile de mettre des mots sans tomber dans le cliché, dans les généralités surtout que le pays est un assemblage de cultures. Mais quand même, il se dégage un certain état d’esprit : ne pas se prendre au sérieux, un certain recul, de la simplicité, pas d'esbroufe, un zeste d’aquoibonisme, un humour un peu absurde, un accent, dire nonante et septante, dire savoir au lieu de pouvoir, manger des Cha-Chas et des Chokotofs, faire du kuistaxs à la Mer du Nord, fêter la St Nicolas patron des écoliers, c’est rire de soi et pas des autres et être nettement plus zen que nos voisins.







Et que va devenir cet état d’esprit quand il n’y aura plus de passeport du Royaume de Belgique ? Va t’il survivre comme chez les Bretons et les Corses ? De qui les Frenchies vont se moquer, privés de leur sympathique petit frère ? Finalement, cela ne changera peut-être rien mais ça me fait drôle quand même…
Et vous la Belgique elle vous fait penser à quoi ?

jeudi 15 novembre 2007

Miss Zen au pays du bio


Ce n’est pas trendy, ce n’est pas staile, mais je l’avoue, je suis nulle en bio.
J’ai tenté la naturopathie, j’ai rempli mes placards d’aliments bio et de mîtes alimentaires en même temps. Du coup, j’ai levé le pied sur les aliments bio….

Et je n’étais pas trop enthousiaste pour convertir ma salle de bain. Les produits de beauté bio ont longtemps été aussi attirants qu’une truite sur une vieille feuille de salade, sans parler des magasins dans lesquels on les trouvait.
Seulement Miss Zen, en total « magazine et blog addict » n’a pu que remarquer l’évolution radicale du marché : d’une niche pointue, nous sommes passées à la vague de fond.
Miss Zen, vieille routarde du marketing, n’allait pas se laisser embobiner si facilement, heumheumheum….Il me fallait des preuves. J’étais déjà bien cliente de L’Occitane, Nuxe, Caudalie, Klorane mais ces marques sont certes de philosophie naturelle mais pas estampillées « bio/organique/green ».



Pointilleuse mais pas courageuse, j’ai commencé par le gel douche de chez Weleda à l’argousier. Weleda c’est allemand, c’est sérieux, ce n’est pas du rigolo , on ne peut pas les accuser de faire dans la tendance. Pourquoi ais-je opté pour ce gel douche ? Eh bien, j’attendais avec une certaine impatience que la pharmacienne en finisse avec la vieille dame qui faisait une étude de marche assez poussée entre le générique et l’original en calculant à haute voix en euros, en francs et en ancien francs. Bref. Dans la file, la routarde du marketing a probablement été attirée par les couleurs vives du packaging, très éloignées des codes bios. Allez hop, la version Argousier dans mon panier… Je ne pensais pas être aussi surprise par un gel douche et je m’attendais à un liquide un peu jaunasse qui ne mousse pas et ne lave pas pour cause d’absence de Lauryl Sulfate, le tout parfumé à la laine de chèvre.
Et bien Miss Zen, la dubitative a dû ravaler ses avis bien tranchés : Weleda a fait très fort : une texture crémeuse et luxueuse, riche, douce, délicieusement parfumée. I’m in love…



Conquise par Weleda, j’ai aussitot adopté le gommage visage de Sanoflore. Et la pareil : excellente qualité, odeur agréable, gomme sans irriter, promesse tenue….


Maintenant, j’ai une question et ne roulez pas vos beaux yeux, ne soufflez pas : Kenzoki c’est du bio ? Je vous demande because j’ai participé à leur opération et et ils m’ont déjà envoyé des échantillons et un grand pot de crème pour moi toute seule. J’ai lu leur petite brochure, je ne vois nulle part de petit logo certifié conforme. Ce n'est sans doute pas du bio mais ça en à l'air. Donc je me demande, c’est du bio : oui ou m….. ?
J’ai reçu le petit colis hier – du coup je ne saurais réellement donner un avis éclairé. Je peux juste vous dire que les textures sont incroyablement fondantes et les parfums à se damner : mon castor a failli confondre mes joues avec une crème à la glace…..

C’est donc fait, je suis dans les filets du marketing bio : je me réjouis déjà d’essayer les shampoings du Dr Haushka, la gamme bio de Nuxe et le spa de Flabbergasted en bonne victime consentante de son plein gré !

C’est quoi vos chouchous au rayon bio ?

lundi 12 novembre 2007

Le bonheur un samedi soir à Paris

Après mon week-end « radeau » (copyright Marie-Hélène), je suis retournée faire un tour dans la trépidante vie parisienne pour assouvir d’autres plaisirs que la lecture et la rêverie.



Théâtre : « Biographie sans Antoinette » avec Thierry Lhermitte et Sylvie Testud. J’y allais surtout pour Testud que j’aime beaucoup. Dans cette plus si nouvelle génération d’actrices françaises, je la trouve extrêmement intéressante: une vraie personnalité, pas de compromission people/L’Oréal. J’aime son intensité mêlée de retenue.
La pièce : un célèbre professeur décide de refaire sa biographie pour en éliminer sa femme, source de trop de douleurs.
J’avais un peu peur de Thierry Lhermitte, je craignais qu’il ne nous serve une caricature de son jeu. Les premières 30 minutes ne m’ont pas rassurées, mais à mesure que son personnage s’enfonce dans son histoire et s’y embourbe, Thierry Lhermitte prend de l’épaisseur, il se fond dans le rôle et se fait oublier. Sylvie Testud remplit à merveille son rôle de jeune femme séductrice et hermétique, immature et névrotique. Ils forment ce couple qui n’en est plus un, avec toute l’amertume, l’indifférence et la sécheresse des amours brisés et trahis.
C’est une pièce intelligente, sur les remords et les regrets, une pièce qui valse et hésite entre la comédie et « la tragédie » dans une mise en scène parfois un peu lourde. Mais, j’ai passé un très bon moment de théâtre. Je signalerais pour les fashionistas : le délicieux petit look de Miss Testud fait de petites robes et de manteaux courts qui vont à merveille à sa silhouette gracile et nerveuse...




Il Vino* : nouveau restaurant du célèbre meilleur sommelier du monde Enrico Bernardo qui officia longtemps au George V. On s’attend donc à un restau un peu pompeux voire prétentieux, d’autant que la presse a surtout retenu le menu à 1000 euros. Et bien c’est tout le contraire: un accueil attentif et chaleureux, des serveurs passionnés, un maître d’hôtel aux petits oignons, le tout dans un décor à la fois design chic mais confortable et presque convivial.
Ici, on ne choisit pas son plat et puis son vin: on choisit des vins pour l’entrée, plat, et dessert. Ensuite, soit on joue la carte de la surprise et on découvre le contenu de son assiette, soit on demande à l’avance quel est le plat qui accompagne tel vin.
C’était divin : une cuisine simple, d’inspiration méditerranéenne, savoureuse, légère et des combinaisons célestes : Châteauneuf-du Pape et canard (presque fondant), Vin Jaune d’Arbois avec un Comté sublime. Le tout soupoudré de toute la gentillesse de nos amis transalpins et de la grande humilité du patron qui s’occupera de bon cœur de votre vestiaire. Samedi soir, le paradis s’était à Paris, boulevard de la Tour Maubourg.




Et vous êtes plutôt théâtre ou plutôt vin ?

*Voir aussi le billet de Chronique du Plaisir.

samedi 10 novembre 2007

Le retour du TAG

Ce tag est un super-pouvoir de Super CocoCerise ....

Quel serait votre surnom de super héroïne ?

SuperFarceuse

Votre super pouvoir secret ?

M’intégrer dans mes séries favorites avec des rôles inédits: maîtresse de Marc Antoine dans « Rome » (mais pas cette vieille salope défraîchie d’Atia) et alternativement de McDreamy… Bon, j’arrête, Castor va demander le divorce et vous allez me prendre pour une obsédée lubrique.




Sinon, je ferais des farces idiotes: un gros bruit de prout quand mon super chef Diabolo s’assied en réunion clients, un gros morceau de salade coincé entre les dents de ma sous-chef Satanas quand elle lèche honteusement les bottes de Diabolo avec son sourire vil, échanger les photos dans les présentations client à la dernière minute....



Votre combinaison et accessoires distinctifs ?

J’hésite entre un look un peu recherché: à la CandyCandy peu efficace pour séduire Marc Antoine ou un petit quelque chose très simple et très épuré, dans ce style.








Mes accessoires seront siglés Hermès dans tous les cas.


Votre devise qui fait mouche quand vous triomphez des supers vilains ?

Tartagueule à la récré!

Que feriez-vous de vos journées si vous aviez le pouvoir de dédoublement ?

Version A: j' aurais un super job de RP dans lequel je m’éclaterais toute la journée
Version B: je passerais mes journées dans les livres, les magazines, la blogo, les spas, les musées, les cafés avec mes copines et puis je me télé-transporterais dans des paysages incroyables pour faire mon jogging, je serais en un clin d’œil à Bruxelles pour monter à cheval avec ma nièce, et chez Hermès, Lanvin et Dries Van Noten avec ma carte bleue Platinium Infinium No Limit.

Votre combat au quotidien pour sauver l’humanité ?

Sortez les trompettes et les tambours : voici la minute « Miss Madame de Fontenay Nord Picardie » :
- L’argent, le fric, le profit ne seraient plus les mètres-étalons
- Travaux forcés pour Victoria Beckham, Paris Hilton, Tokyo Hotel, Flavie Flamant, Jean Claude Jitrois et Roberto Cavali…….
- Transfert des dépenses armement vers la recherche : cancer, accidents cérébraux, Alzheimer, fertilité.

Qu’entendriez-vous si vous aviez le pouvoir de lire dans les pensées de votre patron ?
Those fucking French communists (tjrs pas compris que je suis belge et que la Belgique n’est pas « encore » un département français) and their fucking French lois du travail

Votre talon d’Achille ?

Les bonbons et le coca light

Avec quel super héros vous auriez aimé avoir une super aventure ?

Goldorak alias Actarus, le prince d’Euphor ? Vous ne trouvez pas que Mika pourrait reprendre le rôle au cinéma ?










Quatre supers wi-filles à taguer ?
Trompoline : pour qu’elle nous fasse un petit dessin de sa super héroine
Le Chat
Mes douxdoux
Clo : au secours j'aime la mode

mercredi 7 novembre 2007

Le diable a un sacré talent

On a toutes bien ri de l’odieuse diablesse habillée en Prada alias Anna Wintour, la très puissante rédactrice en chef du Vogue US. Mais quitte à travailler pour le diable, je prends la version talentueuse en Prada, plutôt que la version médiocre en Ketner que je subis actuellement tous les jours à Boulogne!
Miss Wintour a un immense talent qu’elle affiche tous les mois. Je n’ai pas l’habitude de m’esbaudir devant nos amis les Yankees mais leur Vogue est pour moi définitivement la meilleure édition.



Je me délecte à chaque numéro de la mise en page, du graphisme, des photos de mode qui sont à chaque fois des petites œuvres d’art par les plus grandes pointures du genre: récemment, la série d’Irving Penn avec Cate Blanchet pour la sortie de son dernier film « Elizabeth.The Golden Age » était monumentale et, ce mois-ci, la série de David Sims sur les petites vestes de M. Lagerfeld et la série Charlize Theron by Mario Testino.



En plus, j’y lis chaque mois des fichus bons articles, des portraits où se croisent des immenses stars et des personnalités originales. Ce magazine me fait toujours découvrir quelque chose d’autre, de nouveau, d’inattendu : Joyce Maynard (romancière américaine dont on se souvient pour sa relation avec le mythique J.D. Salinger) qui se raconte au travers d’un portrait de Richard Avedon ou Huma Bedin, bras droit et ombre d’Hillary Clinton.


C’est un magazine intelligent, presque élitiste, totalement dans son époque mais en avance et surtout en hauteur. Je le paye le prix d’un livre mais c’est un vachement bon livre.



Et quand j’aurai épongé le trou creusé par mes 4 paires de chaussures (pour celles qui suivent), je me paierai le monument: Untitled 116 de Peter Lindbergh. En photo comme pour le reste, j’aime les valeurs sûres.

lundi 5 novembre 2007

Parenthèse





Prendre son temps, ne pas regarder sa montre, ne rien planifier ou presque, picorer dans ses envies, rêver, traîner, imaginer, jouer, se blottir, raconter, espérer, marcher, écouter, savourer, écrire, oublier ses petits soucis dans les livres, en acheter des nouveaux qui sont comme des petites promesses. Et puis repartir…



samedi 3 novembre 2007

Le bonheur rue Montorgueil.

L’après-midi commençait bien : assise dans le metro, concentrée sur mon nouveau livre, je vois un ange monter dans ma rame : un ange, un vrai, en blanc avec des ailes en plumes. Arrêtez de glousser : non Miss Zen n’est pas complètement dépressive et alcoolique. J’ai la photo mais je n’ai pas encore compris comment transférer les photos de mon portable sur mon ordi, pfpfpfpfffffff. J'en ai profité pour faires des petits voeux, on ne sait jamais.

Me voilà arrivée à Sentier, je descends la rue des Petits Carreaux qui devient quelques mètres plus bas la rue Montorgueil. On se croirait dans un Paris de cinéma en mieux. Marcher dans cette rue vous fait oublier toutes les petites contrariétés de la vie parisienne. Pour un peu, on se mettrait à sautiller en hurlant à tue tête « Bonjour Paris » comme Audrey Hepburn dans « Funny Face ». Que j’aime Paris !

Je passe le porche du numéro 32, me voilà chez Nuxe.



Les fidèles savent que je suis addicted à leurs crèmes mais jusqu'à présent, j’étais très instituts prout prout avec clientèles bourges liftées et Diorisées du XVIème. Au départ, je voulais m’offrir un hammam et essayer La Sultane de Saba, mais c’était complet, me voilà donc chez Nuxe pour un massage et une pédicure. L’endroit est beau, apaisant, chic mais pas tape à l’œil, cosy mais dépouillé donc pas de grosses moquettes ivoires, de dorures, de grands miroirs.
Le massage est divin sur un lit chauffant : le meilleur depuis ma visite à l’institut Gaya dans le Triangle d’or : une heure et quinze minutes de bonheur.


Petit bémol, je dois me rhabiller pour passer à la pédicure. Dans mes instituts prout-prout, les différentes « techniciennes de beauté » se déplacent dans votre cabine ou vous faites quelques mètres dans votre peignoir blanc, triple épaisseur.
La pédicure était parfaite techniquement parlant, du boulot d’orfèvre, le massage final à l’Huile Prodigieuse est un peu précipité mais le vrai gros bémol c’est la cabine de soin qui n’en est pas une. On n’est pas très bien installée, malgré le délicieux thé Mariage Frère servi dans les règles de l’art. On se retrouve dans l’entrée, séparée par une tente type 1001 nuits, très sympa conceptuellement mais pas question confort, les fauteuils sont des vrais fauteuils trop profonds, les filles doivent jongler avec leur matériel et s ‘installent comme elles peuvent pour vous éviter des contorsions. Dommage.
Le massage mérite un 9/10 – la pédicure un 9/10 techniquement mais un 6,5/10 à cause du manque de confort, eu égard au luxe de l’endroit. Ceci dit, j’y retournerais volontiers pour un soin de peau quand le printemps montrera le bout de son nez….et j’en profiterai pour siroter un Coca Light dans cette enchanteresse rue Montorgueil.