
Chères bloggeuses l’heure est grave: Diabolo et Satanas m’expédient à Moscou en ce 25 novembre. C’est ce que j’appellerais un coup bas, car après m’avoir fait miroiter une semaine à NY pour formation, ils décident que finalement je serais « plus rentable » à Moscou.
Après recoupement d’informations, la température locale est de –12 degrés et en Celsius encore bien. Si j’ai un conseil à vous donner: ne jamais se fier aux informations données par la météo de Yahoo qui indiquait un triomphant moins 2. Alors que ma collègue moscovite m’annonce des températures de Viking dans la tempête. J’ai choisi de faire confiance à cette collègue et je suis équipée comme Nicolas Vannier: petit Dammart, collants, gants, étole, chapeau, doudoune, cold cream…..

Voilà que Miss Zen est autorisée à sortir de son placard pour rejoindre la Sibérie ou à peu près. J’ai le choix: mourir par choc hypothermique ou être enlevée par la Mafia, voire dissoute dans la vodka…. Si j’arrive à dégourdir mes doigts, je tenterai de prendre quelques photos, et si je suis autorisée à sortir de l’hôtel voire de la salle de réunion, je vous raconterai mes aventures au pays des Soviets.
Je suis quand même impressionné : Moscou, la Russie, l’URSS, la Place Rouge, Leonid Brejnev et ses sourcils, le KGB… J’ai grandi dans un monde bipolaire : les gentils Américains et les méchants Russes. Quand on voyait le visage de Brejnev apparaître en noir et blanc sur l’écran de TV, on tremblait comme si Fantômas lui-même était entré dans le salon Je crois que je ne me suis pas tout à fait remise de 15 ans de propagande yankee.

Depuis lors, j’en ai rencontré des Russes. Bien entendu, ils ne sont pas méchants, mais ils ne sont pas chaleureux non plus. Cela prend de longues années pour établir une relation. Et je ne sais pas si vous avez déjà fait une présentation devant une assemblée russe, mais c’est toujours un moment de grande solitude. J’ai toujours la sensation que quelqu’un a appuyé par inadvertance sur pause et que toutes les réactions sont bloquées. À la fin, ils applaudissent et vous félicitent mais on en sort quand même un peu ébranlée comme une chanteuse d’opéra qui aurait la désagréable impression d’avoir chanté faux.
Les filles pensez à moi pendant ces quelques jours. J’ai programmé un message pendant mon absence – je pourrais peut-être me connecter et vous donner de mes nouvelles……
Ce n’est qu’un au revoir mes sœurs.










































