lundi 31 décembre 2007

Ze 2007 Miss Zen's Best Of

Petit bilan en positif, petit recap de quelques plaisirs estampillés 2007, la route fut longue, sinueuse, escarpée mais elle était parsemée de quelques douceurs et plaisirs – il y a la famille, les amies, les blogs qui m’ont accompagnée et aidée et puis il y a ces petites choses qui font le sucre et le sel de la vie.
Petit hit-parade subjectif et aléatoire :

1) Mangez-moi d’Agnès Desarthes : une femme qui flanche, une femme qui s’effondre et qui revient à la vie, une rédemption dans une cuisine. Pardonner et se pardonner.


2) Persépolis : émotions en noir et blanc. Tout ce que j’aime du rire et des larmes.


3) Mes talons Santoni : je marche comme dans des pantoufles…



4) Une Gourmandise de Muriel Barbery. Premier livre, j’ai adoré le personnage du grand critique gastronomique, pédant, insupportable, antipathique et finalement tellement humain.

5) Mon vélo : vivement le printemps que je reparte dans les bois…



6) Babel en DVD : coup au cœur, une certaine philosophie de la vie faite de hasards improbables et de fragilité face à la grande roue.

7) La chanson de Feist : 1,2,3,4…… entêtant.

8) Il vino : le restau qui décomplexe le rituel du sommelier et le grand plaisir du vin.


9) Mon petit blouson en cuir Mango

10) Le thé vert au riz soufflé de Mariage Frères: Genmaisha

11) Le Chaufourg, la maison des Dambier dans le Périgord : accueillis comme des membres de la famille, décor de rêve, délicieuses conversations, confiture de noix et bonnes bouteilles.



12) Mon nouveau canapé, profond, haut, à la fois dur et moelleux…

13 ) Découvrir le film "Le jardin des Finzi Contini" dans un petit cinema parisien - même enchantement que le livre

14) Grey's Anatomy pour mes soirées fifille...

15) Dernier jour de 2007 sur une plage de Trouville, assise en bord de mer, une tasse de thé au creux des mains.

Et votre hit parade des petits et grands plaisirs de 2007 ?

Je vous souhaite du fond du coeur une nouvelle année riche en plaisirs, en douceurs et en bonnes surprises !

vendredi 28 décembre 2007

Parenthèse



Enclencher la machine à remonter le temps: passer 5 jours dans la maison de mon enfance. Partir au manege, s’occuper des poneys, les doigts et les pieds engourdis par le froid, le nez qui coule, la chaleur des chevaux, mettre leurs couvertures, leurs bandes de repos, ranger selles et bridons dans la sellerie qui sent bon le savon et le cuir.



Rentrer et passer à table, s’écraser dans les fauteuils, regarder distraitement les films de Noël tout en feuilletant d’un œil flegmatique le dernier conte médiatique « Nicolas et la princesse au royaume enchanté». Boire du thé avec des petits chocolats Marcolini. Entendre les enfants rigoler, ma mère trotter dans la maison, mon père ronfler paisiblement. Aller louer un DVD au vidéo (sic) et méditer cette petite phrase anodine: « la bonne humeur, c’est le début du bonheur ».

Faire des cocottes en papier, des malicieuses et des gentilles. Inaugurer mon nouveau petit carnet de désirs et de souhaits, s’acheter de nouveaux bics. Se gorger d’insouciance, se nourrir de l’enthousiasme des enfants, redevenir curieuse comme eux. Écouter le pas des chevaux, la voix de son père, le ronronnement du chat, l’imagination des petits. Savourer cette parenthèse sans obligations et se souvenir de tous mes rêves. Se délecter des 6 prochains jours de trêve qui s’annoncent du côté d’Honfleur….

lundi 24 décembre 2007

Joyeux Noël



Ce soir, nous fêterons bon gré malgré Noël. On y sera arrivé pour la plupart d’entre nous après une longue série d’obstacles et quelques courses contre la montre. Noël reste un moment chargé d’émotions, le 11ième coup avant minuit, un moment parfois difficile tant il exacerbe certaines absences, certains manques, certains désirs que la ronde des cadeaux ne fera pas oublier.

Je voudrais avoir une immense et belle et douce pensée à tout ceux qui jour après jour partagent ma vie, mes doutes, mes joies, mes rêves, mes utopies, mes larmes, mes espoirs, mes fous rires, mes cons, et mes coups de cœur. C'est grâce à eux, que ce soir mes petites peines me sembleront plus légères.

Il y aura mon divin Castor. Le castor est une espèce rare dotée de qualités rares (et parfois étranges...) dont la première est sa patience incommensurable à gérer les crises, angoisses et humeurs de Miss Zen. Le Castor doit entendre 365 jours par an sa Miss lui dire au réveil « je veux pas aller à l’écoooooole » et il doit continuer de sourire. Miss Zen est sciante pour ne pas dire autre chose qui s’écrit presque pareil.
Mais mon O’Maley de Castor me soutient toujours, me retrempe dans un grand bain d'optimisme quant le besoin s'en fait sentir et ne me laisse jamais oublier ce que nous nous étions promis « Live an extraodinary life » envers et contre tout.

Mon papa et ma maman et ceux qui se retrouvent dans la petite maison rouge du Fort Jaco : peu de mots, peu d’effusion et des tonnes de loyauté. Chez nous, la devise nationale prend enfin un sens « l’union fait la force ».


Lili : ma béquille depuis 25 ans, pas un coup dur sans ma fée clochette: écouter, consoler, calmer, écouter encore aussi longtemps qu’il faut, rassurer, conseiller sans juger, aimer sans arrière pensée. Et puis se bidonner et rire… de nous.

Magicwakame : 30 ans qu’elle m’insuffle de l’énergie, de la volonté, de la confiance en moi et un petit grain de folie.

Claire : rencontre new-yorkaise - des doutes à la pelle qu’on partage depuis 15 ans en avançant droites comme des petits soldats.

Vio : des fous rires, beaucoup de rosé, beaucoup de tendresse, de respect et des tonnes de confiance.

Maria Chiara : ma petite sœur de Rome, mon arlequin, mon professeur d’épicurisme….
Sandrine : impossible de survivre sans ma Didine du bureau : sans elle et nos pauses chocolats-merdouilles, je serais en dépression nerveuse profonde…
Valerie : 8 mois qu’elle a mis de l’ordre dans ma garde robe et dans une certaine partie de ma tête.
Le Chat : 6 mois d’une jolie amitié tout en pudeur et en espoirs partagés autour d’une table du café Marly.
Priscilla , Anya et Farida en pointillé mais toujours là.




Et puis vous qui venez me rendre visite régulièrement ou pas, qui m’accompagnez dans cette petite bulle qui m’est devenue tellement essentielle. Je m'évade avec tout autant de plaisir sur vos blogs où je me récharge, je m'inspire, je me ressource, ce qui est un bonheur quotidien garanti. Je commence d'ailleurs souvent mes journées avec vous. Je vous envoie des hottes pleines de mercis et de bisous pour votre fidélité, pour vos encouragements et pour vos beaux mots.

Enfin, je penserai aussi au petit clochard de mon enfance : Charlie/Charlot. J'y penserai d'autant plus qu'il incarnait des valeurs si essentielles à la magie de Noël : imagination, esprit d'enfance, créativité,fraternité, le tout entre rire & larmes. Voilà 30 ans qu’il s’en est allé, nous laissant dans un monde avec encore un peu moins de poésie, de fantaisie et de génie. Il y a 30 ans, la télévision avait diffusé "Les Temps modernes" en hommage. J'avais alors pensé que Charlot était reparti dans son film, faire le clown dans les grosses machines.... et si on partait le rejoindre ce soir pour un Noël pas commes les autres ?

vendredi 21 décembre 2007

Vive le vent d’hiver.




J’aime le vent d’hiver, le gel, le ciel bleu et l’air sec. J’aime quand ça pince et ça caille. Le froid ne me déprime pas: un peu timbrée la Miss Zen ?
Pas du tout, le froid c’est chouette parce que :

-Sortir les gros collants de laine... et même que de nos jours, les collants de laine, ils ne grattent même plus.

-Mettre des supers grosses chaussettes qui me font des pieds de troll.


-Porter des gros pulls, faire 5 tours avec ma grosse écharpe et ressembler à un bonhomme Bibendum. Par contre, je ne peux pas mettre de bonnet car quand je l’enlève, je ressemble à une poupée Barbie dont on aurait sèché les cheveux de nylon au sèche cheveux (vous avez déjà tenté l’expérience ?)

-Rentrer chez soi, au chaud, dans son nid, sentir la chaleur qui vous envahit, se sentir bien, protégée….

-Boire du chocolat chaud sans culpabiliser et/ou se taper un vrai English breakfast œufs/toasts/bacons en se disant « faut bien se nourrir avec un froid pareil »


-Me tartiner de crème épaisse et riche à la divine odeur: je conseille Le Petit Marseillais Recette méditérannéene et la bonne vieille crème Nivea pour les pieds et les mains (juste avant dodo sinon on graisse de partout).

Je peux faire pareil avec le visage sans me taper des boutons: je conseille Kenzoki (ce parfum, on en mettrait sur sa tartine) mais j’ai aussi aimé la crème Eucerin, plus abordable. Elle sent moins bon mais elle est vraiment hydratante sans coller et sans irriter (en hiver ma peau ne supporte rien).





-Avoir les joues naturellement roses et un nez tout rouge et que même les supers canons, elles ont le nez rouge – ce qui nous fait un point commun

-Faire des nuages avec son souffle

-Se mettre au lit avec les poules, un peu de musique, une petite BD, couette & couverture, chaussettes, pyjama en pilou usé et dodo à gogo.

Et vous, le vent d'hiver : ami ou ennemi ?

mercredi 19 décembre 2007

Consolation


Hier soir, j’ai été à la petite sauterie BuzzParadise. C’était très « Auberge espagnole », sympa, j’ai croisé Miss Hello, Mzelle Fraise et j’ai même vu the famous DeeDee mais de loin.

Hier soir, le cœur n’y était pas. Je souriais mais sans mon cœur. Je me sentais vieille, gribouillée de l’intérieur. Un de ces soirs où l’on se dit qu’il vaut mieux ne pas rester entre ses 4 murs mais au fond, il n’y a rien d’autres à faire. Alors je me suis éclipsée tout doucement. J’ai pris un taxi avec un gentil chauffeur qui écoutait des chansons de circonstance : Daho « Quand les certitudes s'effondrent En quelques secondes -Sache que du berceau à la tombe. C'est dur pour tout l'monde », et Pagny « Là où je t'emmèneraiiiiiiii. Aucune peur, ni aucun doute. Le monde est toujours en été. Pas de douleur et pas de déroute. C'est là que je t'emmèneraiiiiiiiiii ».

Nous sommes passés devant les grands magasins, les vitrines aux milles couleurs, George Clooney qui buvait tranquillement son café sur la façade, les enfants émerveillés malgré l’heure tardive. Je me suis vue avec ma grand-mère et je me suis demandé si jamais j’emmènerai à mon tour ma petite fille….Et je n’ai plus du tout eu le cœur à rentrer, j’ai demandé au gentil chauffeur s’il voulait bien passer par les quais et je me suis laissé bercer par la beauté de Paris la nuit, ses lumières, Le Louvre, la Place de la Concorde, le Grand Palais et la beauté somptueuse de la Tour Eiffel illuminée, sa grâce, sa dignité, un aura protectrice et bienfaisante. Et Paris m’a consolée doucement, lentement.



Je suis rentrée, j’ai mis Le Stabat Mater de Vivaldi, j’ai ouvert la bouteille de champagne que j’avais prévue au cas où une bonne nouvelle tomberait et j’ai laissé passer les nuages doucement, lentement. Bientôt je retrouverai Paris dans le froid glacial, du petit matin et je retrouverai le rythme de mon souffle, de mon coeur, le rythme de ma vie : mon rythme, le mien, décalé, à contre-courant, désynchronisé mais le mien. Et je serai repartie vers ?

samedi 15 décembre 2007

Indigestion




Stop – Overdose. Ca y est, j’ai atteint mon quota de Noël. Je sature. J’adore cette fête mais arrive toujours le moment où trop c’est trop: trop de cohue, trop de voitures, trop de suppléments cadeaux, trop de catalogues cadeaux, trop de débauche consumériste.
Je dis ça mais évidemment je serai bien contente de déballer livres, bougies, Cds, parfums et autres, le soir de Noël.

Seulement toute cette agitation me fait tourner la tête et me donne mal au cœur. J’ai tout à coup envie de moins. Marre d’entasser les cadeaux qui sont complètement désincarnés, des simples listes de courses, pire des listes de choses à faire. Je sais que tout cela passera le jour où je les offrirai et je retrouverai alors du plaisir.

Quand je pense que je ne sais toujours pas ce que je porterai le soir de Noël et encore moins le soir du Réveillon, cela me fait une prise de tête supplémentaire. Je ne supporte plus ma petite robe noire trois trous et je voudrais des manches – je ne comprends pas cet engouement pour les petites robes sans manches au cœur de l’hiver !


Évidemment, je rêve du smoking Saint Laurent. Je rêve d’une très belle pièce. Et je me fais une promesse, déjà une bonne résolution pour 2008 : arrêter d’accumuler pour collectionner. Moins de plus et plus de moins car moins c’est plus : vous me suivez ?






L’année prochaine, je ne mettrai pas 36 trucs sur ma liste de Noël : je demanderai 1 ou 2 très, très belle chose (enfin c’est facile à dire maintenant, on verra si je m’y tiens). Problème, j’ai déjà 4 idées.



Enfin tout ça pour dire que j’ai hâte que le vrai Noël commence, celui ou je retrouverai ma famille dans la petite maison de mon enfance. Je voudrais que le jardin soit blanc et l’air froid. Descendre le matin, emmitouflée dans mon peignoir, dévorer le cougnou (un truc belge) acheté par ma maman, aller réveiller mon père avec une tasse de café, entendre les filles tambouriner sur la porte en hurlant, aller voir les poneys, se moquer de ma mère, l’entendre râler dans la cuisine pendant que mon père se bidonne…. Et puis donner nos cadeaux : le visage ravi des enfants, les sourires des grands et le gazouillement des bisous et des Joyeux Noëls…..

jeudi 13 décembre 2007

Questions & Réponses

AVIS : je suis dans l'obligation de supprimer les petits films qui illustrent mon billet - depuis que j'ai posté ce billet toute la colonne de droite de mon blog a disparu !!!!!! Et sans les films mn blog retrouve une "couleur" normale

Vous n'aurez pas manqué de le remarquer, c'est bientôt Noel : Paris brille de mille lumières, les magasins sont bondés, les colis de la Fnac n'arrivent plus, votre sœur vous demande si vous pouvez trouver la broche pour Tata Edmonde.

Qui dit Noel, dit fin de l'année : l'heure du bilan et bientôt l'heure des bonnes résolutions... MissBrownie a déjà tiré les conclusions de 2007 et j'étais bien partie pour l'imiter. Mais je n'ai pas le cœur et l'esprit au bilan.

Je me sens comme un jongleur qui aurait lancé ses balles de verre et là : arrêt sur image, ralenti, tambour, je retiens mon souffle..... Vont-elles retomber et se briser à terre, vont-elles s'envoler, éclater en plein vol ? Je ne sais pas. C'est comme dans les 10 dernières minutes du film, le héro aura-t'il le temps de délivrer et d'épouser la princesse, Jack Bauer pourra-t'il empêcher l'assassinat du président ?
J'attends des réponses et en attendant je préfère me retirer dans mon petit monde, m'évader, rêver comme je le faisais enfant en montant dans mon arbre avec mon livre pour échapper aux exigences du monde, de l'école.... ou faire comme dans ce spot Air France d'une beauté parfaite. Voir sur Youtube, Air France Lake


Je continue de rêver et de frissonner devant ces petits films d'amour que sont les spots Trésor. Chaque film est un petit bijou, chaque film parle d'amour avec tant de mystère, de grâce, d’émotion. Le dernier vient de sortir, vous n'avez pas pu le manquer. Il est très beau mais je ne reconnais pas Kate Winslet et elle n'a pas l'intensité, le feu de la belle Inès. J'en ai choisi un seul plein d'émotion, de trouble, de rêve, d'interrogation : que s'est-il passé juste avant, juste après : déchirement, retrouvaille, promesse.....
Voir sur Youtube : Lancome, Tresor, Sastre

Et là aussi je reste avec mes questions en suspend, sans réponse : finalement ce sont peut-être les questions qui font le sel de la vie, plus que les réponses qui vous enferment ?

lundi 10 décembre 2007

Week-end de fifille



Se réveiller tout doucement, s’installer au lit avec des journaux, des magazines et déguster des toasts à la gelée de thé Mariage Frères. Se délecter.

Décorer le sapin, chercher et trouver les CDs de Noël, siffloter sur Bing Crosby, Doris Day, et Nat King Cole – sentir l’odeur du sapin envahir la maison.



Envoyer sa banque au diable et se faire un pre-cadeau de Noël : l‘intégrale de l’émission "Palette" en DVD, recevoir de la Fnac un bon cadeau de 10 euros et se dire « j’ai drôlement bien fait de me faire cette petite faveur ».
En chemin croiser une vieille dame qui a oublié son parapluie, lui donner le bras et la moitié du parapluie – se dire que je n’avais plus marché avec une vielle dame à mon bras depuis que mes grand-mères ont tiré leurs révérences. Lui laisser son parapluie en remerciement de ce petit moment.
Se promener au marché : acheter une belle grosse tomate joufflue et rouge comme le Père Noël. Se réjouir de la déguster avec du sel et du poivre: y croire au Père Noël en pensant qu’elle sera savoureuse et juteuse comme au cœur de l’été…

Rentrer chez soi, sentir l’odeur du poulet rôti qui m’arrive de chez les voisins.

Se décider à aller voir l’expo Steichen : hésiter entre L’atelier de Giacometti, Fragonard, Courbet, Ellen Lewitt. Penser : « j’en ai de la chance d’être face à ce choix Cornélien ».



















Etre contente d’avoir choisi cette expo bien construite qui vous prend par la main et vous donne à voir le parcours d’un artiste : ses doutes, ses questionnements, ses trouvailles.
Transformer un dimanche de solitude en un dimanche de fille – décider d’aller voir « Il était une fois » -renoncer car pas de version VO avant 20.00, me promettre d’y aller en semaine, pour me faire une nounouillerie de fifille…

Être bien contente de renter chez soi, admirer les petites lumières dans le sapin, se plonger dans mes cadeaux de St Nicolas (les petits Belges ils ont 2 Noëls). Commencer par le Manga, puis s’émouvoir avec Lucille et garder le meilleur pour la fin :Chaplin.






Chaplin dans quelques jours, on pleurera les 30 ans de sa mort: penser à écrire encore un post sur Chaplin. Et vous dire que son petit fils, James Thierrée (de la Compagnie des hannetons) est à l’affiche avec Sylvie Testud et Jean-Pierre Mariel d’un très chouette film « Ce que mes yeux ont vu ». Polar, intrigue autour des tableaux de Watteau mais l’intrigue est secondaire – le cœur du film bat dans ses personnages : leur blessure, leur rêve, leur manque, leur désir.



Si mes semaines pouvaient être aussi belles que mes week-ends.

samedi 8 décembre 2007

De la subtile différence entre chic et tarte...



Un titre du « Elle » m’interpelle « Chic mais pas tarte » - voilà mon gros problème fashion résumé en première page, l’article ne m’apporte cependant aucune solution au Graal de ma garde-robe, aucune révélation, point de Ahahahah.

Car voilà, Miss Zen aime le chic, le classique, l’intemporel qui frise, il est vrai, trop souvent avec le basic. J’entends déjà glousser Magicwakame et Lili de Schaarbeek que je faisais pleurer de rire avec mes sélections Best de la Redoute.

Mais les années passent et mon style trépasse. Alors j’ai évolué un peu, j’ai acheté des pièces un peu plus pointues, un peu plus cools mais j’ai beau admirer une Charlotte Gainsbourg ou une Kate Moss, je n’en demeure pas moins fidèle (en rêve) à l’allure Katherine Hepburn/Charlotte Rampling. Et je me pâme devant l’allure des femmes de Peter Lindberg.





Alors, je repose la question à toute la blogosphère: comment faire pour être classique et moderne mais pas tarte, comment éviter de passer de la case 30 ans et des bananes à la case 55 ans mèmère provinciale ?

C’est quoi la différence entre chic et bobone ?

-Des vêtements hyper bien coupés dans des matières nobles ?
-Des pièces d’une simplicité biblique ?
-Des accessoires ?
-Une coupe de cheveux ?
-C’est inné ?

Si vous aviez une petite idée, soyez généreuses: c’est bientôt Noël !

mardi 4 décembre 2007

Petit mot pour les étoiles



Se lever comme tous les matins.
Penser à ses grand-mères.
Penser à ces hommes et ces femmes qui m’ont tendu la main, ceux qui m’ont soutenue, ceux qui m’ont fait rire, ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui m’ont trahie, ceux qui m’ont menti.
Se lever comme tous les matins, claquer la porte et aller vers son étoile quelque part dans l’univers.

S’installer dans un café, attendre et ne plus penser à rien. Regarder le monde qui roule, se sentir invisible.
Partir et marcher vers son rêve les mains dans les poches. Faire confiance.
Serrer la main d’un honnête homme qui vous a toujours cru et défendu.
Faire confiance, croire en ses mains. Respirer puis fermer les yeux. Ne plus penser qu’au bonheur, au bon, au bien. Oublier les blessures, les trahisons, les échecs.
Partir, lui sourire, sourire aux inconnus, aux anges. Sourire, le nez au vent, les mains dans les poches et y croire encore.

dimanche 2 décembre 2007

Miss Zen à Déprimeland.

Me voilà revenue non sans difficultés, de Moscou – mon voyage de retour a duré quelques 12 heures éprouvantes.




Je vous l’annonce tout de suite: je n’ai pas vraiment visité la ville. Je l’ai traversée en Lada verte, des ressorts dans les fesses et les pieds gelés. Je n’ai donc pas vu la version blingbling du nouveau Moscou mais la triste version business dans des zones tristes et des bureaux tristes. Cette semaine à Moscou avait lieu le « Luxury Global Summit » car là-bas le luxe croît à plus de 30% par an, faisant de cette ville tentaculaire le nouvel Eldorado de M. Dior et M. Vuitton. Pourtant, du luxe, je n’en ai point vu sauf aux alentours de la Place Rouge. Du coup, j’ai été reléguée dans un hôtel triste et glauque, car tous les hôtels corrects et centraux étaient pris d’assaut par les hordes de VRPs des plus prestigieuses marques mondiales.


Il neigeait cette semaine sur Moscou, avec une température supportable oscillant entre -6° et 0°. J’ai donc eu la chance de faire le tour de la Place Rouge sous la neige, la nuit. C’était beau, presque féerique et glacial. Face au tombeau de Lénine : les splendides magasins, des restaurants à la mode et Alain Delon qui s’affiche sur les murs: ultime vengeance des Russes sur celui qui leur imposa de longues années de misère (je parle de Lénine, pas d’Alain pour celles qui roupillent au fond de la classe) ?

















Le reste de la ville est laid: des vieux bâtiments soviétiques, des fils électriques, des milliers panneaux publicitaires témoins de la soif énorme de consommation, du gris et, de temps en temps, une jolie église au milieu du désastre urbain, le tout dans le chaos permanent des embouteillages qui ne cessent jamais. Difficile de retrouver la moindre trace de mes lectures, rien qui n’évoque "Anna Karenine", rien de "Guerre et Paix" – mais la noirceur de "Crime et Châtiments" me revient au fil des jours. Je m’interroge sur l’âme russe: de quoi est-elle donc faite? De désespoir? Est-ce une invention des Occidentaux pour tenter de comprendre cette culture si éloignée et si proche?







Le ciel était bas, les voitures sales, les rues sombres, les gens résignés et pourtant les quelques filles rencontrées me semblaient heureuses, optimistes et volontaires. J’ai senti une vraie fierté pour leur pays, fleurant parfois avec un nationalisme bon teint. Je me demande à quoi elles rêvent? Quelques confidences glanées entre les réunions: elles rêvent de réussite, de famille, d’élégance et du coup de Paris. Je n’ai pas voulu les décevoir, tant nos notions de féminité et d’élégance ne correspondent pas à leurs idéaux. Mais en même temps, je n’ai jamais eu autant envie de rentrer à Paris, retrouver sa beauté, sa diversité, ses lumières, sa culture, ses restaurants et même ses ridicules petits embouteillages. Et je suis si contente de vous retrouver !

samedi 1 décembre 2007

La valise de Miss Zen

I'm back et vous ne pouvez pas savoir le soulagement profond et intense. Je vous raconte tout ça demain soir au plus tard....



En attendant, je vous révele le contenu de mon sac valise (pour une fois j’étais en avance sur la tendance car j’ai toujours été adepte du très grand sac).
Je vous parle de cette information capitale car Mesdoudoux (alias Miss Brownie) m’a demandé de le vider mon sac et de vous révéler son incroyable contenu.
Avant d’étaler devant vous ces objets qui ne me quittent jamais. J’en profite pour parler de cette illustratrice qui dessine le contenu des sacs des célebrités et des mamzelles lambda mais j’ai malheureusement oublié son nom. Si l'une de vous se rappelle cette artiste, merci de m’écrire.

Miss Zen a mis dans sa besace :



Mon vieil agenda Il Bisonte, offert par ma grand-mère pour mes 18 ans : il en a vu du pays. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux même si je louche parfois sur le modèle Hermès.

Mon cahier de « chasse au job » et ma clé USB : plein de contacts, de questions, de remarques, de pistes et puis tous les CVs envoyés, les lettres, les résultats…

Un livre : je ne quitte jamais, jamais la maison sans un livre dans mon sac.

Les clés de la maison y compris celle de mes parents, tout un symbole, et un porte-clé Tiffany’s un petit cadeau que je m’étais offert quand j’ai débarqué à NY. Les clés de ma Titine, ma deuxième maison.


Ma brosse Mason&Pearson achetée a Londres – cette brosse doit avoir 20 ans, toujours dans mon sac, mais comme neuve. Preuve par neuf qu’il faut investir dans de la qualité.

Le petit porte-bonheur offert par mon amie Maria Chiara, ma petite sœur de Rome.



Des bics et un petit carnet pour noter mes idées, mes envies, mes rêves.
Mon Ipod pour les voyages, m’isoler, m’évader et courir
Mon portable, extension de mon oreille.
Ma trousse de secours : retouche make-up, mini deo, parfum, brosse à dents de quoi survivre en cas de grève, tempête de neige….

Et maintenant, j’aimerais beaucoup que Le Chat et Celine la journaliste nous montrent leur petits trésors.