
C’est la quatrième fois que je recommence ce billet : mes pensées tourbillonnent, trop de questions…. J’aurais pu l’intituler : « De s’agiter mon cerveau a explosé ».
Je me sens décalée : comment on trouve sa place ? J’aime bien le contenu de mon nouveau job mais comment on fait pour jouer à la politique des entreprises ? Comment on fait quand on n’a pas envie de participer à cette fanfaronnade ? Si seulement, il suffisait de bien faire son travail….si seulement les règles étaient claires….
« Plus tard, j’aimerais bien être peintre ou vétérinaire pour cheval » me confie ma petite nièce.
Et moi, je répondais quoi ? J’ai beaucoup changé d’avis : détective, hôtesse de l’air, espionne, cavalière professionnelle….
Comment devient-on avocat fiscaliste, directeur des opérations, responsable de gestion ?
« Deviens ce que tu es » disait la pub pour les polos au petit crocodile – mais qui suis-je, quand cessons-nous d’être ce que nous sommes ? Et comment on retrouve cette petite personne ?
Pourquoi on n’encourage pas les enfants à devenir jardinier ? J’ai lu un magnifique portrait du jardinier en chef de Versailles, portrait d’une autre époque où pour devenir jardinier à Versailles, il ne fallait pas une maîtrise en géologie et un MBA en gestion de semis.
Et puis, j’ai lu un article affligeant au sujet d’un livre consacré aux héritières : sommet du vide, culte du fric, fascination malsaine pour ces filles qui sont comme des marques humaines, n’existant que par leur nom « Armani, Lauren, etc. »
Pourquoi le monde tourne autour de l’argent ? Valeur toute illusoire car la finance n’est finalement qu’un gigantesque tour de magie – de l’illusion où tout peut s’écrouler du jour au lendemain: ce que découvrent amèrement des centaines d’employés des banques américaines. Abracadabra « vos économies ont disparu » – le grand tour du Mage Bon Reve de Capitalist World

Faut-il pour survivre dans l’entreprise : s’imaginer au cœur d’un grand jeux de société comme dans « Destins » . Comment on fait pour y croire ? Je n’y arrive pas. Je me sens toujours "double", je n’arrive pas à prendre tout ça vraiment au sérieux et je détonne. C’est fatiguant la dissonance…Je m’achète des livres pour essayer de comprendre comme on fait à longueur d’années pour adhérer aux règles, pour s’affirmer, pour écraser et s'écraser, pour ruser, pour ne montrer aucun signe de doute, aucun recul, aucune faiblesse – juste performer et atteindre ses minables objectifs. Surtout effacer toute trace de sincérité: telle est la règle du petit chef médiocre qui veut atteindre les sommets.
Heureusement qu’il y a les dimanches –, – ils sont si doux mêmes sous la pluie ! Que les livres sont réconfortants : encore un peu de patience avant la petite maison tapissée de bibliothèques…. Cultivez autre chose dans sa tête, savoir que l’important est ailleurs, rêver de prendre un enfant par la main. Eteindre la TL, mettre de la musique, finir mon livre et imaginer mes prochaines vacances en Sicile ? «Demain est un autre jour" comme disait Scarlet !












































