lundi 29 décembre 2008

Miss Zen Best Of



Taa daah : je finis l'année avec ma première mise en page !!!!! Un truc de débutant qui m'a pris des heures mais je suis contente comme une première descente en chasse neige ou un premier plongeon sans boire la tasse.
Je n'ai donc pas résisté au petit "best of" de circonstance : très perso, très subjectif et certainement beaucoup d'oublis....
J'ai à peine fini que je pense à Obama, à la piece "Pedigrée", à...... mais il faut en finir.

Je pars dire adieu à 2008 sans regret : une année de transition, une année pendant laquelle j'ai arraché beaucoup de mauvaises herbes, j'ai réflechi à mon jardin. J'espere commencer à planter cette année, voir ce qui pousse, ce qui ne donne rien, planter ici ou ailleurs, des fleurs ou des arbres fruitiers ?
Finalement, je tourne la page 2008 relativement contente. Le monde tourne mal, le destin envoie des claques mais la terre tourne encore et d'autres chances s'offriront à nous.

Je vous souhaite un tres joyeux réveillon et plein de bonnes et douces choses pour 2009. Profitez-en et n'oubliez pas de faire un beau, grand voeu !
Un énorme bisou à vous tous.

PS : Pour les autres débutantes comme moi : faut cliquer sur la photo pour voir plus grand....

dimanche 28 décembre 2008

Trêve



Ce soir, les volets de Noël se sont refermés. Le premier chapitre des fêtes est tourné, celui des enfants, des matins de gels, des rires, de la famille. J’en ai bien profité à mon rythme comme je l’ai rêvé.
Pédaler dans la foret pour rejoindre les filles au manège, les pieds et les mains engourdis. Coller mon nez dans l’encolure des poneys et mes mains sous leurs couvertures pour tenter de me réchauffer. Passer au bar pour boire un thé bien chaud. Me promener et laisser mes pensées filer le long de ces arbres qui ont vu tant de mes pensées s'envoler. Manger autant de gaufrettes que possible. Me blottir à côté de mon père et regarder la cheminée rougir. Louer des films « L’île de Nim » et rire aux éclats bêtement comme une enfant, puis choisir « Sex in the City » pour les petites filles de 30 ans qui rêvent encore au « Big Prince Charmant », donner quelques explications embarrassantes quand la petite déboule dans la chambre et pose des questions sur les activités de Samantha Jones.
Ouvrir mes cadeaux : la saison 2 des Gillmore Girls, « Les déferlantes » de Claudie Gallay, d’autres livres commandés à Père Noël accompagnés de quelques surprises, mon parfum et un panier à salade (don’t ask). Enfiler des gros cols roulés et des pulls 100% laine vierge, lacer mes vieux bottillons. Faire ou ne rien faire mais faire comme on le sent. Entamer mon nouveau carnet de note, un beau Moleskine rose.
Barrer « A Faire » par « Envies ».
Je vais me préparer à tourner la page 2008 avec un certain soulagement. Je jetterai tout le mauvais et le triste dans la Manche et je garderai le bon, précieusement au chaud avec mes espoirs.

mercredi 24 décembre 2008

Voeux de Noël



La douceur des vieilles choses, des objets qui nous appartiennent depuis si
longtemps. Le bonheur de retrouver son vieux gilet en laine blanc cassé, acheté
à La Redoute, il y a au moins 15 ans. Il est trop long, un bouton est tombé,
égaré à jamais. J'aime le réconfort de la couverture en laine camel comme les
blazers des années 80 : ah la cruauté du chic déclassé…
Les vieux objets s’intègrent dans nos rituels, la nouveauté sans cesse
imposée crée du vide alors que l’usé nous renvoie à nos souvenirs, à nos
habitudes. Les tissus devenus rêches, pelucheux nous protègent du règne de la
perfection : tout n’est pas bon à jeter, tout n’est pas jetable.

Il fait bon vivre quand on ressort la vieille nappe de noël et les bougies pas
tout à fait consumées de l’an dernier. Chaque année, ma mère portait sa
très longue jupe écossaise et son col roulé : jamais de nouvelle tenue et
pourtant c’était drôlement mieux que nos Noëls endimanchés, dans des
endroits flambant neufs qu’on change chaque année….
Je vous souhaite un Joyeux Noël au chaud, entouré de ceux que vous aimez,
fermez votre porte aux soucis et profitez bien de vos cadeaux qu’ils vous
apportent de beaux moments et des doux souvenirs pour longtemps.

dimanche 21 décembre 2008

Rencontre de Noël


Chez ma grand-mère, il y avait deux livres pour enfant. Le premier dont j’ai oublié le titre se passait en Suisse. Un frère et une sœur visitaient une Suisse de carte postale, je me rappelle assez vivement la scène du magasin de chocolat avec les boîtes multicolores. Le second, mon préfèré, s’intitulait « Julienne la souris musicienne ». Je pense que ma grand-mère me l’a lu au moins 1200 fois. Julienne est une petite souris de la ville qui habite dans un magasin d’instrument de musique, elle dort dans une guitare et…. : je vous passe les aventures de Julienne.

Et bien l’autre jour, j’ai rencontré le cousin de Julienne.
Alors que je m’émerveillais devant la vitrine d’un fleuriste, j’ai vu des petites branches bouger: intriguée, j’ai collé mon nez contre la vitre…..
Mesdames et Messieurs, je vous présente Jean-Baptiste la souris fleuriste….

mercredi 17 décembre 2008

Que sais-je ?



Chaque mois, Oprah Winfrey écrit un éditorial dans son magazine « O ». Elle écrit ce papier sur le même sujet chaque mois : What I know for sure ? En d’autres mots « de quoi suis-je certaine ? ». Je me pose la question.

Je ne suis certaine de rien sauf d’une chose : c’est que rien, rien n’est jamais certain.
S’il y a 0,2% de probabilité de perdre, de gagner et qu’on vous dit « oh mais c’est impossible, oh mais ça n’arrive presque jamais » : non ça arrive et vous pouvez vous retrouver dans cet infinitésimal et improbable 0,2%.
Voilà, on peut planifier, organiser, lister, imaginer, visualiser, prier mais la vie aime tirer la langue, faire un croc- en- jambe, donner un coup de pied, nous faire des bonnes et des mauvaises farces.
On imagine que nos vies sont sur des rails mais on oublie un peu vite les fameux caténaires qui petent lâchent, explosent. Et après ? On ne sait pas, ce sera peut-être mieux ou peut-être pas.

Rien n’est certain, mais ce n’est pas grave car comme disait un monsieur très bien « l’expérience, c’est ce que vous gagnez quand vous n’obtenez pas ce que vous voulez »

Et vous ? Vous êtes certaine de quoi ? Une ou des certitudes ?

mercredi 10 décembre 2008

Au théâtre, ce matin



Chez le coiffeur: il y a celles qui savent : elles arrivent, ordonnent, dirigent.
Il y a celles qui jacassent – elles racontent leurs vies, leurs maris, leurs enfants, leurs amies, leurs hormones, leurs varices, leurs plans pour Noël.
Il y a celles qui vissées à leurs Blackberrys ont apporté leurs Actimels et leurs vitamines.
Il y a celles qui supplient « Patrick, tu dois me faire cette couleur, tu ne peux pas me refuser une couleur, je sais, je n’ai pas réservé mais tu ne peux pas me le refuser »
Il y a celles qui ne disent pas un mot mais le coiffeur sait.
Il y a celles qui se promènent dans le salon comme le pion dans une salle d’examen, dévisageant les autres d’un air dégoûté.
Il y a les hommes qui ont l’air d’être chez le dentiste pour une sale carie
Il y a celles qui viennent deux fois par semaine « on se voit mercredi alors comme d’hab. »
Il y a celles qui ne se regardent jamais dans le miroir.

Il y a moi :
qui ne dit pas grand chose
qui en profite pour lire Gala et Votre Beauté,
qui au bac à shampooing a l’impression d’être sur la guillotine ou sur la machine à torticolis
qui veut changer de tête : « plus court mais pas trop pour les attacher quand je cours, facile à coiffer mais lisse, pas de frisottis mais pas trop de brushing, et pas des mèches qui traînent dans mes yeux, plus doux mais pas de roux, plus lumineux mais pas trop blond…. »
qui demande un thé pour toute réponse aux questions personnelles de la shampouineuse
qui ne tient jamais sa tete comme le coiffeur veut parce que je la baisse pour lire
qui veut dézinguer ces petits cheveux gris mais "en vitesse hein, une couleur et un balayage, on peut faire ça en 16 minutes ?"
qui aime bien écouter les conversations des autres, l'air de rien
qui donnerait bien un avis éclairé à la blonde peroxydée et trop bronzée : un peu de naturel ?
qui aime beaucoup le théâtre féminin du samedi matin

jeudi 4 décembre 2008

Miss Zen dans les Carpates



Pas envie d’aller en Roumanie et encore moins envie d’aller en Roumanie au mois de décembre !
Pourquoi moi ? Pourquoi Bucarest ? Pourquoi ?

J’ai pris l’avion, coincée à côté de mon boss et ça m’a gonflé….Je n’aime déjà pas le voir tout court mais endormi la bouche ouverte…
J’ai atterri dans un brouillard à voir surgir Dracula et ça m’a gonflé.
L’aéroport et le taxi empestaient le tabac et ça m’a gonflé.
Ma chambre d’hôtel standardisée, impersonnelle, et froide m’a gonflé.
J’avais RDV au bar avec deux pubards régionaux, gros cigares, whiskys et mains sur le cul de la serveuse et ça ma gonflé.
Je les ai gonflé en coupant court à leurs élucubrations de vieux mâles lubriques, avides et corrompus – because gentlemen business is business – Miss Zen s’est prise pendant 22 minutes pour une top bitch new yorkaise et ça m’a gonflé…
J’ai mal dormi en révisant même en rêves ma présentation et ça m’a gonflé.
Je suis partie pour visiter la nouvelle agence avec des pieds et un moral de plomb.

À l’agence, le patron était jeune et sympa et drôle et mignon et ça ne m’a pas du tout gonflé.
Son frère était jeune et sympa et drôle et j’étais enchantée.
L’équipe était jeune et sympa et drôle et enthousiaste et j’étais très enchantée.
Il y avait une fille qui ressemblait à un écureuil malicieux et elle m’enchantait.
Il y en avait une autre avec des bottes comme j’en rêve depuis 5 ans et elles m’enchantaient.
Nous sommes allés déjeuner dans un très bon restaurant au bord d’un lac, le soleil tapait contre les vitres, tout le monde était content et souriant et plein d’idées et j’étais contente et souriante.
J’ai fait ma présentation et ils avaient plein de questions et le tout a tourné à la conversation amicale.
Je suis rentrée toute guillerette à l’hôtel, j’ai pris une longue, longue douche à faire hurler Nicolas Hulot.
J’ai commandé des pâtes en carton et un verre de vin(aigre) mais j’étais gonflée…. d’enchantement.

Penser à regarder plus loin que le bout de ses clichés….